EMPLOI

Les Métallos wallons et bruxellois en grève de 24 heures le 14 novembre

Les Métallos wallons et bruxellois en grève de 24 heures le 14 novembre

Les Métallos veulent exprimer leur colère face aux possibles restrictions budgétaires.

Belga (Illustration)

Les Métallos wallons et bruxellois seront en grève le 14 novembre prochain pour 24 heures, a indiqué ce lundi la FGTB.

La centrale répond ainsi à l’appel à la mobilisation lancé par la Confédération européenne des syndicats (CES).

Si la FGTB mène cette action par solidarité avec les pays européens du sud, elle s’inquiète surtout des conséquences des cures d’austérité qui «se font déjà sentir en Belgique», a indiqué le syndicat socialiste.

«Quelle est la politique de relance? «, se demande ainsi Nico Cué, secrétaire général de la centrale. «La dette publique en Belgique était de 130% en 1995 et s’élève aujourd’hui à 98,2%. Pourquoi dès lors nous demander des efforts plus importants qu’en 1995? «, s’interroge-t-il encore.

Les Métallos entendent par ailleurs exprimer leur mécontentement face aux solutions éventuelles avancées par le gouvernement lors du conclave budgétaire: saut d’index, augmentation de la TVA à 22% et non-indexation des barèmes fiscaux.

«La tension monte dans nos usines et la crainte du contrôle budgétaire s’y fait ressentir. Le gouvernement parle de compétitivité, mais les salaires ne sont absolument pas la vraie raison des délocalisations d’entreprises. Il manque tout simplement d’un réel plan de relance au niveau européen», estime encore Nico Cué.

Le secrétaire général qualifie l’économie actuelle de «pratiquement morte», la politique de consommation étant au plus bas et les investissements publics inexistants, ce qui se traduit par une absence d’investissements privés.

«Cette situation est insupportable car il n’y a pas de porte de sortie à part l’austérité», déplore Nico Cué.

L’Europe en grève

«Le monde patronal est en train de mettre la grande vitesse pour détruire les acquis sociaux obtenus depuis 1945», souligne de son côté Manuel Castro, président de la centrale.

Le président craint de plus la montée de l’extrême droite en ces temps difficiles. «Les Grecs deviennent de plus en plus pauvres et se tournent vers les partis d’extrême droite. Est-ce réellement ce qu’on veut pour la Belgique? Nous sommes en train de tracer une autoroute à Bart de Wever et les autres», a-t-il estimé.

Les Métallos wallons et bruxellois de la FGTB ont donc décidé de se mettre en grève du 13 novembre 22h00 au 14 novembre 22h00, un mouvement auquel participera également la CGSP. La FGTB a pour objectif de convaincre toutes ses centrales professionnelles, qui doivent se prononcer cette semaine, ainsi que la CSC d’entamer également les 24 heures de grève. Cette dernière a néanmoins fait savoir à l’agence BELGA qu’elle n’appellerait pas à la grève mais bien à la mobilisation.

Des actions ou grèves sont également prévues en Grèce, au Portugal, en Italie, en Espagne et en France notamment.

Par ailleurs, un «prix Nobel de l’austérité» sera remis par différents syndicats européens, dont la FGTB, au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, le 14 novembre prochain.

La CSC et la FGTB n'appellent pas à la grève générale

La CSC et la FGTB n'appellent pas à la grève générale le 14 novembre prochain à l'occasion de la journée d'action européenne lancée par la Confédération européenne des syndicats (CES) pour « se mobiliser contre l'austérité et pour l'emploi et la solidarité en Europe ».

La CSC appelle néanmoins à la mobilisation, a indiqué ce lundi le syndicat chrétien. « A priori, notre position sur cette journée d'action ne changera pas », a indiqué son porte-parole.