Anvers

Un 4e bébé abandonné dans la « boîte »

Un 4e bébé abandonné dans la « boîte »

Le système du compartiment sécurisé permet l’anonymat de la personne abandonnante. Argument pour et contre…

Belga

Un nouveau-né a été abandonné samedi auprès de l’association Moeders voor Moeders à Anvers. C’est le quatrième enfant que quelqu’un laisse dans la fameuse «boîte à bébés» depuis 2007.

Un nouveau-né a été abandonné samedi vers 17h30 dans la «boîte à bébés» de l’association «Moeders voor Moeders» à Anvers, a rapporté VTM dans l’édition du soir de son journal télévisé. L’information a également été confirmée par l’administration communale anversoise. Une enquête de police a été ouverte.

Le nouveau-né, un petit garçon, semble en bonne santé. Il sera transféré au Centre de soins à l’enfant et de soutien à la famille, a indiqué le CPAS d’Anvers.

Il s’agit du quatrième bébé abandonné auprès de l’association depuis l’installation de la boîte à bébé en 2000. C’est aussi le deuxième cette année : en juillet dernier, un autre petit garçon avait été abandonné. Il avait par la suite été accueilli dans une famille qui pourrait devenir sa famille adoptive.

Les parents de l’enfant disposent en théorie de six mois pour se faire connaître avant que ne débute une éventuelle procédure d’adoption.

La Belgique, entre autres…

La «boîte à bébés», qui déclenche une alarme lorsqu’elle est utilisée, a accueilli un nouveau-né pour la première fois en 2007. C’est la seule structure du genre dans toute la Belgique. Il s’agit, en gros, d’un petit compartiment aménagé, sécurisé et chauffé. Grâce à l’alarme, le bébé n’y reste jamais longtemps.

Des systèmes similaires ont été installés notamment en Allemagne (qui en compte 80), en Suisse, en Autriche, en Hongrie, en République tchèque ou au Japon.

Polémique et dernier recours

Ce dispositif, controversé (ses détracteurs parlent d’un effet pervers, en rendant l’abandon d’un enfant plus «facile») vise à limiter les risques pour la santé des nourrissons abandonnés.

Les responsables de l’ASBL anversoise considèrent la «boîte à bébés» comme un dernier recours. Tout en admettant que des institutions s’occupent déjà des mères en détresse, Moeders voor Moeders constatent qu’ils sont les seuls à proposer un anonymat total aux mères qui ont décidé d’abandonner leur enfant.

C’est précisément cet anonymat qui a été critiqué à l’Onu, comme une atteinte aux droits de l’enfant (qui doit pouvoir retrouver ses parents).