« Je me suis cru maudit »

Jamais deux sans trois ? Faux ! Casier a su faire mentir l’adage...

Belga

«Quand j’ai ressenti des vibrations dans la transmission, dimanche matin, j’ai cru que la malédiction me poursuivait dans ce rallye après mes abandons en 2010 et 2011!» rigolait (enfin pas tant que ça...), Bernd Casier après l’arrivée. Il n’y a donc pas eu de jamais deux sans trois. «Samedi, j’avais prouvé que j’étais le plus rapide. Je n’aime pas parler comme ça de moi, mais les résultats sont là : on était les meilleurs. Mais j’en voulais évidemment plus. J’enrageais dimanche car la victoire était à ma portée. Je pensais différentiel, etc., des maux très sérieux. Franchement, je ne pensais pas finir... À l’assistance, les mécanos ont vu qu’une fixation de l’arbre de transmission était touchée. Après une réparation de fortune, je suis reparti mais le bruit était toujours là et Patrick (Snijers) continuait à attaquer. J’ai cependant su me montrer prudent, notamment sur les bosses et dans les portions de terre. Entre chaque spéciale, mon équipier Pieter Vyncke se penchait sous l’auto pour vérifier que la pièce incriminée n’était pas sur le point de lâcher. Finalement, tout a tenu et j’ai pu enfin ajouter le Condroz à mon palmarès. Ouf! Mais quel stress...»

«C’est ma victoire la plus prestigieuse. J’avais déjà gagné deux fois l’East Belgian Rally et accroché des podiums ici ou ailleurs, aussi des succès en catégories Super 1600 ou Junior WRC, mais ceci est supérieur. Et avec tout ce que j’ai vécu ce week-end, c’est l’un de mes plus grands soulagements. Et déjà l’un de mes plus beaux souvenirs. Car être là avait déjà été un premier succès, vu la conjoncture. Je suis père de famille (deux petites filles) et chef d’une entreprise familiale de métaux (5e génération) et je connais le prix des choses. Je suis content d’avoir pu concrétiser mes deux seuls rallyes 2012 en... deux victoires».

Ar.B.