La 3e fois fut la bonne : Casier s’impose enfin à Huy

La 3e fois fut la bonne : Casier s’impose enfin à Huy

Un samedi tranquille, mais un dimanche plein de stress : à 32 ans, Casier a remporté sa plus belle victoire.

Belga

Bernd Casier est passé par toutes les couleurs, dimanche, alors qu’il pensait filer tranquillement vers l’arrivée. Il a d’autant plus apprécié...

Contraint à deux reprises à l’abandon ces… deux dernières années (!) , alors qu’il était en tête, Bernd Casier finissait par se demander quand la chance lui sourirait enfin en bord de Meuse.

En l’absence de ténors internationaux et de quelques autres sérieux candidats potentiels belges au succès en terres hutoises (Neuville, Loix, etc), le Flandrien était le favori N1. de cette édition, avec Patrick Snijers et le Français Eric Brunson, pas loin derrière lui au jeu des pronostics. Et en spéciales aussi! Du moins en début d’épreuve, samedi matin, en ce qui concerne Brunson, avant que la mécanique du Normand en décide autrement.

Fort d’un coup de volant qui n’est plus à démontrer et du moteur 2l de sa Ford Focus WRC08 face à la Mini 1,6 l de Snijers, nonuple vainqueur à Huy et tenant du titre, Casier fit la course parfaite samedi (tous les meilleurs temps sauf un. Pas de sa faute : une spéciale fut annulée à cause de l’indiscipline de spectateurs).

Disputée dans des conditions météos changeantes et sur des routes très boueuses – un vrai Condroz quoi –, Casier avait rejoint Huy, samedi soir, avec près d’une minute d’avance sur Snijers. Derrière le duo, les écarts étaient (hélas) déjà abyssaux. Troisième, Xavier Bouche (Citroën Xsara) pointait ainsi à près de 4 minutes! Outre Brunson, on avait aussi perdu Van Woensel (BMW-amortisseur) et le Néerlandais Schilt (Subaru-moteur).

Des bruits et... pas de pièces

Alors qu’il s’élançait dimanche matin (10 ES) avec ces 58 sec. d’avance, et donc normalement le luxe de pouvoir gérer et vivre une fin d’épreuve relativement tranquille, Bernd Casier a vécu une 2e journée stressante au possible. Le Courtraisien a, en effet, cru que la guigne le frappait encore quand il a ressenti de violentes vibrations dans la transmission de la Ford lors des premières spéciales. Laissant son dauphin accumuler les scratches (souvent avec un petit écart), le leader a néanmoins poursuivi prudemment sa route jusqu’à l’assistance de mi-journée. Tout en sachant que si le pire scénario envisagé devenait réalité, le team n’avait pas les pièces pour réparer…

Plus de peur que de mal au final : Bernd Casier a enfin inscrit son nom au palmarès du Condroz devant un Patrick Snijers n’ayant jamais vraiment abdiqué. Sa 2e place au Condroz lui vaut d’ailleurs la médaille d’argent au championnat derrière Pieter Tsjoen, sacré depuis l’Omloop van Vlaanderen et à l’absence regrettable ici.

On retiendra encore de cette 39e édition les 3e et 4e positions de Xavier Bouche et Stéphane Lhonnay (Skoda), les succès sans discussion d’Anthony Martin (Mitsubishi) en GrN et de Cédric Cherain (Renault) en 2 roues motrices et l’étonnant 23e rang final du vétéran Robert Droogmans, vainqueur en «Historique». Pas vraiment ce que fut ce millésime, mais vivement les 40 ans en 2013!