Il y a quelques années, Anne Goscinny a créé avec son mari Aymar du Chatenet les éditions IMAV destinées à perpétuer l’héritage littéraire de son père. Après Tous les visiteurs à terre, un texte rare de Goscinny, et Du Panthéon à Buenos Aires, seize chroniques illustrées par autant de dessinateurs différents, vient de paraître Mille et un visages, un beau livre reprenant 460 caricatures. Tibet fait de lui un représentant de commerce dans une aventure de Chick Bill, Morris un membre de la bande de Joss Jamon qui affronte Lucky Luke ou Uderzo, dans le posthume L’Odyssée d’Astérix, un marchand palestinien.

Gotlib, avec qui il a signé Les Dingodossiers et La Rubrique-à-brac, l’a également abondement croqué, tandis que Greg l’a campé en directeur hystérique du magazine «Polite» à qui Achille Talon propose en vain des gags. Dans le journal Pilote, justement, dont il fut rédacteur en chef, Goscinny est apparu à de nombreuses reprises. Ce beau livre se termine sur des dessins-hommages totalement inédits.

Complétant les trois volumes regroupant des histoires inédites du Petit Nicolas dessinées par Sempé, vient de paraître l’intégrale de celles parues en cinq volumes entre 1961 et 1964.

L’occasion de retrouver Le Bouillon, Un souvenir qu’on va chérir, On a eu l’inspecteur, Clotaire à des lunettes, Le code secret et autres indémodables merveilles humoristiques qui, un demi-siècle plus tard, continuent à séduire toutes les générations de lecteurs. Et dans quelques jours, paraissent neuf histoires en latin sous le titre Pullus Nicolellus.

M.P.