Le caractère a fait la différence

Le caractère a fait la différence

Le coup de tête de Lépicier a permis aux Montois de s’imposer.

Belga

Mons   3CS Bruges   2

Arbitre : M. Dierick.

Buts : Bakenga (7e, 0-1), Perbet (19e, 1-1), Van Imschoot (55e, 2-1), Bakenga (64e, 2-2) et Lépicier (70e, 3-2).

MONS : Berthelin, Timmermans, Sapina, Van Gijseghem, Monteyne, Lépicier, Van Imschoot, Nong, Jarju (72e Angeli), Zola (88e Nicaise) et Perbet (77e De Belder).

CS BRUGES : Verbist, Cornelis, Wils, Carvalho, Evens, Vidarsson, Van Roose (79e D’Haene), Uchebo (66e Rudy), Van Eenoo (46e Smolders), Gudjohnsen et Bakenga.

Enzo Scifo avait raison, à l’issue de la rencontre face à Courtrai, lorsqu’il avouait appréhender le rendez-vous face à la lanterne rouge. Si le score fut finalement favorable aux Dragons, ceux-ci auront longtemps souffert, se retrouvant même menés après cinq minutes de jeu suite au but de Bakenga.

Le point positif, relevé tant par les joueurs que par le coach, fut la capacité de réaction des Hennuyers qui, aussi bien à 0-1 que lors de l’égalisation à 2-2, ont su trouver les ressources nécessaires pour inverser la tendance.

«Nous avons parfois manqué de sérénité, nous étions un peu trop nerveux, constatait Enzo Scifo. Mais nous avons réussi à mettre les arguments de notre côté pour que les évènements tournent favorablement.»

Il n’empêche qu’en oubliant de tuer le match, les Dragons se sont mis en difficulté alors qu’ils avaient tout en main pour vivre une fin de rencontre tranquille. Qu’à cela ne tienne, voilà enfin une victoire qui leur permet de regarder vers le haut du tableau.

«Depuis quelques semaines, j’ai décidé de changer de philosophie, reconnaissait le coach montois. Dans le passé, nous avons perdu trop de points en étant meilleurs que l’adversaire. Il fallait donc inculquer les vraies valeurs à l’équipe.»

Cela sera-t-il suffisant pour aller décrocher les trois points à la Cristal Arena dimanche prochain? «Nous devons êtres ambitieux», estimait Cédric Berthelin, dont la prestation d’hier démontre une fois de plus qu’Enzo Scifo a sans doute fait le bon choix en sortant le Français d’une quasi pré-retraite…