Brunson s’était inspiré de… Duval

« Tout le monde m’avait traité de fou de venir ici, mais ce fut, au contraire, très intéressant... »

http://www.ericbrunson.fr/

Seul étranger à pouvoir rêver de victoire à Huy, cette année, le Français Eric Brunson a fait illusion… trois spéciales avant de devoir renoncer, samedi matin, cardan cassé, alors qu’il pointait en deuxième position.

« C’est d’autant plus rageant que j’avais roulé en gardant une certaine marge pour ne pas dire une marge certaine jusque-là car je découvrais le terrain, expliquait le pilote de la Subaru First, après son retrait. Je ne voulais pas me faire piéger. Ce fut (trop) court mais bon! Et j’ai d’autant plus apprécié ces premiers kilomètres que cela glissait moins que ce que je pensais. On m’avait prédit l’enfer (avec d’innombrables changements d’adhérence), les reconnaissances m’avaient alerté, mais ce ne fut pas vraiment le cas. La preuve : malgré ma prudence et mon handicap d’expérience, j’étais dans le coup. J’aurais d’ailleurs eu la possibilité d’ajouter une couche au 2e passage, mais je n’en ai pas eu l’occasion, hélas… Dommage : j’aurais bien voulu voir jusqu’où on pouvait aller dans la progression des chronos. D’autant que venir de Normandie pour seulement faire 3ES, ce fut un peu léger. C’est qu’un Condroz, ça demande pas mal de travail…»

Et à ce propos, Brunson a une bonne anecdote : «Déjà venu à l’East Belgian (NDLR : battu par Casier) ou au Wallonie 2010 (rien à voir même si c’est tout près), je découvrais le Condroz. Pour m’aider, outre les recos, j’ai regardé des vidéos embarquées de… François Duval avec la Mitsubishi (2009) récupérées sur internet. Sa façon d’aborder les cordes, de mordre les trottoirs etc à Wanze... Ça m’a bien aidé. Sympa…».

Ar.B.