Consommation

Assurance auto trop chère en Belgique

Assurance auto trop chère en Belgique

Un accident peut coûter cher. Une assurance aussi, si l’on ne compare pas…

Fabio Balzaretti – Fotolia

Une étude comparative des tarifs des assurances auto en Belgique et aux Pays-Bas indique que le Belge paie trop. Le manque de concurrence et le recours aux courtiers sont pointés du doigt.

Le Belge est un client idéal pour les entreprises qui n’hésitent pas à pratiquer des prix plus élevés que chez nos voisins. Biens de consommation vendus en grande surface, énergie ou encore téléphonie sont plus coûteux chez nous. Il en va de même avec les assurances, selon Mefirst.be, plateforme comparative des tarifs d’assurance auto, qui a analysé et mis en parallèle le prix des assurances auto en Belgique et aux Pays-Bas.

La différence peut parfois prendre des proportions qui dépassent l’entendement. En témoigne l’exemple suivant, celui d’une femme, âgée de 37 ans, habitant à Amsterdam pour l’une, à Bruxelles pour la seconde.

La première paiera 390,36 euros pour une assurance omnium auto. Il s’agit de l’offre la moins chère disponible sur le marché néerlandais. Pour un profil et un contrat du même type, la cliente belge devra débourser 1 116 euros. Soit 725,64 € de différence ou 65 % de plus!

Les exemples de comparaisons peuvent parfois tourner à l’avantage du Belge, explique Mefirst. Un homme de 45 ans de Roeselare (Flandre occidentale) ne paiera ainsi «que» 680 euros maximum pour une petite omnium auto quand un habitant de Breda du même âge pourra payer jusqu’à 2 195,55 euros.

Il ne s’agit ici que de deux exemples qui renforcent un constat. Ne pas prendre la peine de comparer peut vous coûter cher. «Pour les primes les moins élevées, un Néerlandais paie jusqu’à 50 % de moins. Pour les primes les plus élevées, un Néerlandais paie jusqu’à 60 % de plus

Globalement, le constat de Mefirst est sans appel. Le prix des assurances auto demeure en moyenne 9 % plus élevé en Belgique. Les raisons de ce surcoût sont multiples, selon Johan Bertrands, directeur de .

« Il y a trop peu de compagnies.» L’offre n’est pas assez variée, et la concurrence insuffisante. De plus, un Belge sur deux (52 %) préfère passer par un courtier. Une solution souvent plus coûteuse puisqu’une commission est prélevée par celui-ci. Trop peu de consommateurs belges (8 % du marché à peine) osent passer par une offre en ligne, contrairement aux Pays-Bas où 60 % du marché se réalise en ligne.

Mais il y a aussi le facteur psychologique. Le Belge ne change pas assez de compagnie, là où les Néerlandais aiment mettre les assureurs en compétition. Une stabilité, explique M. Bertrands, dont les raisons sont aussi à rechercher du côté de la rigidité de la procédure. Il faut, pour changer d’assureur, respecter un préavis de trois mois quand un jour suffit aux Pays-Bas. Il faudrait revoir cela, dit-il, à l’adresse du monde politique.

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