MUSIQUE

Le label 30 février fête son anniversaire avec Saule et Antoine Hénaut

Le label 30 Février (Saule, Été 67, Suarez…) fête ses sept ans à travers toute la Wallonie. Et ce de façon assez originale. C’est en effet à bord d’une péniche que les responsables du label ont décidé de faire la fête, avec des concerts de Saule et d’Antoine Hénaut. La péniche passera par Floreffe, Thuin et Mons. Mardi soir, elle était amarrée en face du casino de Namur. L’occasion d’évoquer quelques souvenirs avec les deux chanteurs.

Vous vous souvenez du jour où vous avez signé chez 30 Février ?

Saule : Bien sûr ! A l’époque, j’avais mis sur une page internet quatre titres à l’écoute. J’avais envoyé le lien à quelques maisons de disques et Pierre Van Braekel de chez Bang ! m’a appelé. Cela m’avait fait plaisir parce que c’était un label que je connaissais de nom. Il m’a dit qu’ils allaient créer une nouvelle structure qui s’appellerait 30 Février et il m’a dit que je serai la première signature avec Eté 67. Dans la foulée, je me suis retrouvé à faire l’ouverture du Festival de Dour à midi, avec les punks de la vieille qui étaient à moitié saoul dans l’herbe et les quelques fans qui nous avaient suivis et les mecs de 30 Février et de Bang ! qui s’étaient tous déplacés pour voir le concert et pour me faire signer.

Antoine Hénaut : C’était il y a deux ans et demi, plus ou moins. J’étais d’abord signé en édition pour Suarez chez Pias et puis j’ai signé mon contrat d’artiste chez 30 Février.

A partir de là, les concerts se sont enchaînés… Vous avez hésité ?

Saule : C’est sûr qu’il y a toujours une petite appréhension quand on signe sur un label… J’avais des potes qui avaient signé avec une major et qui m’avaient dit de faire attention, car on peut se faire piéger. Mais je me suis très vite rendu compte qu’ils avaient une autre façon de bosser. C’est du home made. Cette péniche en est la preuve. Cela fait « petite épicerie », mais ça tient la route. Quand on voit tous les albums qu’il y a eu, cela s’est plutôt bien passé.

Antoine Hénaut : Non, pas du tout. C’est une chance que l’on ne peut pas refuser quand on évolue dans ce milieu et que l’on a envie d’en vivre. J’étais ébloui par cette signature. Je me suis dit « Waow, super, on va être pris en charge par un label ». Cela m’évite à moi et à mes musiciens de nous soucier de beaucoup de choses. Que ce soit au niveau de l’image ou des concerts…

Vous n’avez jamais eu envie de changer, ou une proposition pour signer ailleurs ?

Saule : Pour mon deuxième album « Western », mon contrat a été repris par Polydor France. Je ne peux pas dire que l’expérience a été tout à fait satisfaisante de mon point de vue, même si j’ai bossé avec de très chouettes personnes. Mais là-bas, on change de directeur artistique tous les trois mois. On commence à bosser sur le disque avec un gars puis c’est un autre qui arrive et qui n’a jamais entendu parler de vous… Ici, ce que j’aime bien, c’est le côté très familial. Et puis il y a une vraie sincérité : ils ne vont pas défendre un disque s’ils ne le sentent pas.

Antoine Hénaut : J’ai encore beaucoup de choses à faire en Belgique. J’ai besoin d’encore faire mes armes. Je préfère d’abord bien tourner en Belgique, faire de la scène au maximum.

Vous souhaitez quoi au label 30 Février pour son anniversaire ?

Saule : De garder leur esprit curieux. Là ils viennent de signer un groupe de hip-hop français aquatique, Hippocampe Fou, et cela me fait plaisir. Cela montre qu’ils sont vraiment très ouverts. Je leur souhaite aussi de garder cette pugnacité, car en Belgique, il ne faut rien lâcher. Je leur souhaite donc de la garder longtemps et d’exister longtemps !

Antoine Hénaut : Pourvu que ça dure ! (rires)
 

Découvrez notre reportage dans notre vidéo ci-dessus.

 

Et ci-dessous, la vidéo produite par le label :