automobile

Il lance sa propre marque de voiture

Il lance sa propre marque de voiture

La VDS 001, lancée par Raphaël van der Straten (en médaillon), telle qu’on pourra la croiser un jour sur la route.

VDS

Le Belge Raphaël van der Straten a réalisé son rêve : il lance sa propre marque de voiture. Elle sera produite en série très limitée.

VDS… Un nom aujourd’hui connu dans les milieux sportifs de l’automobile et de la moto. Mais qui aurait dit en 2000, alors qu’il fait ses premiers tours de circuit en compétition au volant d’une… 2CV, que douze ans plus tard, le Brabançon wallon Raphaël van der Straten Ponthoz présenterait sa propre marque de voiture? On imagine l’émotion quand, jeudi soir, en plein cœur de l’Autoworld, Raphaël a levé le voile sur son petit bijou : la VDS.

«Sa » voiture, il l’a voulue «dans le style néo-rétro, qui soit agressive, racée, et qui était quelque part inspirée de ma passion pour les GT américaines, histoire de souligner la continuité de l’aventure VDS (NDLR : Raphaël van der Straten a piloté des Ford Mustang aux quatre coins du monde). La calandre devait être de type inversé, comme la Mustang de première génération. Mon père en a d’ailleurs possédé une », explique le pilote rixensartois dont l’écurie est basée à Mont-Saint-Guibert.

Cette VDS GT 001-R, développée en collaboration avec Tony Gillet, créateur d’une autre voiture belge la Vertigo, et dans le secret le plus total – les premiers croquis datent de trente mois -, aura au moins 22 petites sœurs en version route, toutes différentes l’une de l’autre, de la VDS 001 à la VDS 022 : «Le plus important, maintenant, va être de présenter la voiture un peu partout, afin de titiller la curiosité des amoureux d’automobiles exclusives. La voiture sera construite sur devis, selon les desiderata du client. »

Sous le capot, on retrouve le 4,2 litres 8 cylindres d’origine Maserati, que l’on retrouve aussi sous le capot de la Vertigo.5 Spirit – au départ, quand Raphaël VDS s’est adressé à Tony Gillet, c’était pour développer une nouvelle Vertigo, une.6. La bête développe la coquette puissance de 480 chevaux, pour un poids total d’un peu plus de 1000 kilos.

Un truc de fou pour un passionné qui a été jusqu’au bout de son rêve. «C’est avant tout un retour aux sources! Trois décennies durant. Mon grand-père, le Comte Rodolphe van der Straten Ponthoz, a vécu une incroyable aventure en faisant briller les couleurs nationales belges aux quatre coins du monde. Il a engagé des bolides de course, et il a fini par en construire un à son nom : la VDS 001 qui s’est illustrée dans les compétitions de Can-Am à l’aube des années ‘80. À la réflexion, ce n’était probablement pas raisonnable… mais c’est pour ça que l’aventure en vaut la peine. »

Une aventure qui ne fait que commencer.