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Les standardistes des Finances ne répondent plus

Situation ubuesque à la Tour des Finances à Liège : depuis la fin août, les trois standardistes de l’immeuble, malvoyants, sont réduits au chômage technique. Tandis que des fonctionnaires, en principe occupés à d’autres tâches, réceptionnent et orientent tous les appels extérieurs.Situation ubuesque à la Tour des Finances à Liège : depuis la fin août, les trois standardistes de l’immeuble, malvoyants, sont réduits au chômage technique. Tandis que des fonctionnaires, en principe occupés à d’autres tâches, réceptionnent et orientent tous les appels extérieurs.

À l’origine du problème, un test, le 24 août, sur la cabine à haute tension voisine, rue Paradis. La Tour est privée d’électricité, de 6 à 11 heures, et, après la remise sous tension, le central refuse tout service.

Le remplacer? Pas question, décrète la direction centrale des Finances. Pas à tort : le système de téléphonie était voué à disparaître, puisqu’un nouveau dispositif, couplé à l’informatique, fonctionne déjà, depuis plus d’un an, en parallèle à l’ancien.

Le souci, pour les contribuables, c’est qu’ils trouvent à l’annuaire l’ancien numéro, celui du central, qui résonne désormais dans le vide. Et s’ils s’adressent au 1307, ou effectuent une recherche sur Internet, c’est le numéro réservé à la déclaration du précompte mobilier qui leur est fourni. Ce poste est continuellement saturé, et les appels sont déviés, en cascade, sur les employés du Bureau Central de Taxation, qui jouent aux… standardistes.

Le propriétaire de l’immeuble, Fedimmo, refuse toute intervention, puisque, d’ici à la fin 2013, les services des Finances liégeois gagneront un nouvel immeuble. En principe du moins, car un recours introduit par la SNCB – on est dans le périmètre de Liège-Guillemins – bloque pour l’instant le projet.

Et communiquer au 1307 le numéro des standardistes, eux aussi reliés à la téléphonie couplée à l’informatique? Personne, apparemment, n’y a songé. Leur chômage forcé n’est pas près de prendre fin…

Phi. Le.

À l’origine du problème, un test, le 24 août, sur la cabine à haute tension voisine, rue Paradis. La Tour est privée d’électricité, de 6 à 11 heures, et, après la remise sous tension, le central refuse tout service.

Le remplacer? Pas question, décrète la direction centrale des Finances. Le système de téléphonie était, il est vrai, voué à disparaître, puisqu’un nouveau dispositif, couplé à l’informatique, fonctionne déjà, depuis plus d’un an, en parallèle à l’ancien. Mettre en service un nouveau central, pour quelques mois à peine, pourrait donc relever des dépenses inutiles.

Problème : à l’annuaire, c’est l’ancien numéro, celui du central, que les usagers trouvent. Et ce numéro résonne désormais dans le vide. Et si les contribuables s’adressent au 1307, ou effectuent une recherche sur Internet, c’est le numéro réservé à la déclaration du précompte mobilier qui leur est fourni. Ce poste est (évidemment) continuellement saturé, et les appels sont déviés, en cascade, sur les employés du Bureau Central de Taxation, qui jouent aux… standardistes.

Le propriétaire de l’immeuble, Fedimmo, refuse toute intervention, puisque, d’ici à la fin 2013, les services des Finances liégeois gagneront un nouvel immeuble. En principe du moins, car le projet est bloqué par un recours de la SNCB : on est dans le périmètre des Guillemins, où, depuis des années, les chemins de fer et les Finances sont en bagarre permanente..

Peut-être suffirait-il, alors, communiquer au 1307 le numéro des standardistes, eux aussi reliés à la téléphonie couplée à l’informatique? Tout le monde y retrouverait son compte : les standardistes, qui ne passeraient plus leur journée à ne rien pouvoir faire; et les fonctionnaires, qui pourraient se concentrer sur leur travail. Mais personne, apparemment, n’y a songé…

Phi. Le.


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