affaire Iris sport

Alain Courtois est de plus en plus suspect

Alain Courtois est de plus en plus suspect

De méchantes rumeurs suggèrent que le ministre-résident PS, Charles Picqué, « protégerait » le MR Alain Courtois.

Belga

La locomotive du MR à la Ville de Bruxelles se fait siffler par l’inspection des Finances. Les suspicions de conflits d’intérêt se multiplient.

L’étau se resserre autour d’Alain Courtois, «le» candidat MR sur Bruxelles. Cela dure depuis des semaines. Cette fois, un avis de l’inspection des Finances qui l’accable est remonté à la surface. En ligne de mire : l’ASBL Iris sport (qui organise une journée de sport à Bruxelles chaque année). Cette ASBL était dirigée jusqu’il y a peu par le sénateur lui-même. Un manque d’appels d’offres est relevée par l’inspection des finances. Or l’octroi de subsides publics est liée au respect des règles concernant ces appels d’offres.

Voilà qui tombe comme un pavé dans la mare politique bruxelloise, à la veille des élections. Les opposants du MR se déchaînent. Le chef du groupe FDF, Didier Gosuin, réclamait vendredi que «les subsides indûment perçus par l’ASBL d’Alain Courtois devaient être remboursés». Il relevait que «le conflit d’intérêt était au cœur du système Courtois, le doute n’étant plus permis».

Et Gosuin relevait enfin que le «silence et l’inaction du gouvernement Picqué commençait à rendre celui-ci complice». Les «méchantes langues» suggèrent depuis plusieurs jours que le ministre-Président PS, Charles Picqué, «protégerait» Alain Courtois en raison «d’accords électoraux secrets entre le PS et le MR».

Sous la pression, Charles Picqué est sorti du bois. « Nous n’avons eu connaissance de l’avis de l’Inspection des Finances que jeudi (datée du 7 août dernier pourtant NDLR), nous examinons actuellement les documents transmis», a commenté le ministre-président bruxellois. Picqué a ajouté qu’il entendait consulter un avocat à ce sujet et qu’il proposerait au gouvernement de réinterroger la Cour des Comptes qui n’avait, après analyse, émis aucune objection auparavant.

La ministre écologiste du gouvernement bruxellois, Evelyne Huytebroeck s’est montrée moins laconique sans pour autant condamner. «Un sénateur recevant des subsides et s’employant lui-même, cela peut poser des questions», a-t-elle dit.

Alain Courtois se défend de toute intention délictueuse dans cette affaire qui ne lui a apporté aucun enrichissement personnel. « J’ai toujours été un homme de projets, un homme qui cherche le résultat. Si des imprudences ont été commises dans l’enthousiasme du projet, c’est parce que j’ai avant tout voulu être efficace et il n’y avait aucune intention délictueuse».

Et la tête de liste MR au scrutin du 14 octobre prochain, à la Ville de Bruxelles d’argumenter encore : « j’ai toujours transmis à l’administration des Finances les pièces nécessaires et ce, dans un souci de transparence et d’intégrité», a-t-il ajouté, disant s’interroger «sur ces attaques répétées à quelques semaines des élections communales».

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