division iii nationale b

Quand l’Excel se donne des ailes

Virton   SamediHuy   20 h

Le RFC Huy. Voilà une belle occasion pour les Virtonais de confirmer leur précédente apparition. Si les esprits chagrins justifient celle-ci par le fait que Zaventem n’a offert qu’une faible résistance aux Vert et Blanc, nul doute qu’ils ne pourront en dire autant si l’Excelsior réédite sa performance devant une consistante équipe hutoise. Qui fait bel et bien figure de révélation en ce début de campagne. Habituée à la lutte pour le maintien, la troupe d’Alain Dheur, n’est, de l’avis des observateurs, sans doute jamais apparue aussi solide depuis qu’elle a réintégré la Division 3, en 2010.

Pour la faire plier, on a le sentiment, au risque de tirer des conclusions trop hâtives, que Virton dispose cette saison d’une arme qui lui a souvent fait défaut par le passé : de la vitesse et de la profondeur sur les flancs ainsi qu’un joueur, Delaby, pour alimenter les ailiers. On s’en était déjà rendu compte dans certains précédents matches, Dender et Heppignies notamment. La démonstration fut plus éclatante encore face à Zaventem : avec le duo Leva – Yéyé, avec Abdelkadous aussi, qui a déjà réussi quelques rentrées percutantes, l’Excelsior dispose cette saison de garçons qui peuvent user une défense et surtout l’écarteler au maximum lorsque celle-ci cherche à boucher le moindre espace.

Depuis quand n’est-ce plus arrivé? Pas mal d’années sans doute. La saison passée, Defays était parfois contraint de faire monter Tshiala d’un cran tandis qu’un Fostier, en deux saisons, n’a plus jamais justifié l’impression favorable qu’il avait laissée lors de son entrée en matière. Un constat qui vaut aussi pour Jacmot, venu à Virton de 2008 à 2010. Lamonaca? Oui, mais il se faisait plus remarquer par sa capacité à dribbler et à rentrer dans le jeu. C’est surtout Gustin qui, par ses dédoublements avec l’Italo-Belge, apportait alors de la profondeur. Et de toute façon, l’autre flanc était moins performant. Où les entraîneurs de l’Excel étaient souvent contraints d’y décaler un élément axial (Hareau, Lambot, Belhocine même) ou d’y faire reculer un attaquant comme Bendaha ou Schoumaker. Il faut sans doute remonter à Wiggers (2003 à 2005) pour trouver trace d’un véritable ailier droit. Déroutant, au-dessus du lot quand il le voulait, mais irrégulier aussi. Et c’est alors à gauche que le bât blessait. Un Culianez n’a donné sa pleine mesure que lorsqu’il a reculé en défense centrale.

Sous l’ère Le Flochmoan, le tandem Hug – Mukengé aura donné satisfaction dans ce registre exigeant rapidité et profondeur, même si le second nommé manquait de précision dans son dernier geste.

Ben Douma – Minsart

Plus tôt encore, il y a eu Vausort et Zanini, mais dans un schéma tactique (3-5-2) qui postait les médians latéraux un peu plus en recul sur l’échiquier. Boukharouba aussi, dans un répertoire plus technique, et l’Algérien préférait évoluer en position axiale. On citera également Henroteau ou Kabongo qui, pour diverses raisons (blessures ou choix du coach) n’ont toutefois pas été alignés autant qu’ils l’auraient souhaité. Et puis, pour les nostalgiques, un tandem qui n’aura été associé qu’un an certes, mais suffisamment longtemps que pour laisser un souvenir impérissable : l’infatigable Ben Douma et l’élégant Minsart. C’était il y a un quart de siècle déjà. La première saison de l’Excelsior en Division 3 (86-87).

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