circuit franco belge Deuxième étape

Roelandts assure, Kitell déboule

Roelandts assure, Kitell déboule

Marcel Kittel a conquis la 11e victoire de sa saison, en devançant le champion de France.

Belga

Jurgen Roelandts a conservé son maillot jaune, hier, dans un sprint chahuté, et remporté par l’Allemand Kittel.

Bien placé au classement général suite à sa présence dans la bonne échappée de jeudi, Guillaume Van Keirsbulck, le jeune et prometteur coureur d’Omega Pharma-Quick Step, fait la moue quand on lui demande s’il est possible de renverser Jurgen Roelandts de la tête du classement général. « Cela va être difficile », raconte le petit-fils de l’ancien champion du monde Benoni Beheyt. «Il reste deux étapes, dont une plus difficile, dimanche, entre Mons et Tournai avec les sept ascensions de la Croix Jubaru (où il y aura trois sprints intermédiaires dans les 40 derniers kilomètres, NdlR), mais Jurgen a l’air très fort. Et il est très rapide. Je vais essayer. Mais je vais aussi veiller à défendre ma place sur le podium final.»

Juan Antonio Flecha, lui, ne va certainement pas s’avouer vaincu samedi et dimanche. Surtout que l’Espagnol n’oublie pas qu’il a remporté le Circuit Franco-Belge en 2006, dépossédant le dernier jour un certain… Jurgen Roelandts du maillot jaune.

« Et il est vraiment en forme », annonce Steven De Jongh, son directeur sportif chez Sky.

Cela promet une belle lutte, dimanche, pour conclure ce Circuit Franco-Belge, pardon, cet Eurométropole Tour.

Clavicule cassée pour Vanmarcke

«Mais attention à ne pas sous-estimer l’étape de samedi (Péruwelz – Antoing) », prévient Jurgen Roelandts, qui a un adversaire de moins, puisque Vanmarcke s’est cassé la clavicule en chutant.

«A priori, c’est pour les sprinters, mais il faudra vraiment se méfier du vent. La décision se jouera sans doute dimanche. Mais je suis confiant. Je me sens vraiment bien, même si cette deuxième étape a à nouveau été assez difficile, autant que la première

L’ancien champion de Belgique a l’avantage de pouvoir s’appuyer sur une bonne pointe de vitesse, ce qui lui a permis de grappiller trois secondes, hier, en remportant un sprint intermédiaire situé au sommet du Mont Rouge.

«J’aurais voulu en prendre plus, c’est pour cela que j’ai disputé le sprint, mais j’ai été gêné au dernier kilomètre par Kruopis et Bouhanni, qui ont fait une manœuvre dangereuse (le champion de France, furax à l’arrivée, a accusé Greipel… qui emmenait le sprint de Roelandts, de lui avoir coupé la ligne, NdlR), poursuit Jurgen Roelandts. S’il y avait eu la télévision et des images d’hélicoptère, ils auraient été déclassés. Je n’ai donc pas pris de risque, mais j’échoue au pied du podium et des bonifs.»

La victoire est revenue à l’Allemand Marcel Kittel, qui ne dénote vraiment pas au solide palmarès de vainqueur de la plus ancienne épreuve par étapes du pays.

« Je dois vraiment remercier mon équipe Argos-Shimano, avance ce robuste sprinter de 24 ans. Car je n’étais pas dans un grand jour, et mes coéquipiers ont fait un gros boulot pour me remonter après tous les monts dans le final.»

Lauréat cette année du Grand Prix de l’Escaut, Kittel a signé à Poperinge sa onzième victoire de la saison.

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