27e Festival du film francophone de Namur

« Je n’ai pas le sens du rythme »

« Je n’ai pas le sens du rythme »

« Généralement, quand je danse, ça veut dire qu’il est temps que je rentre… », avoue François Damiens.

photo Philippe BERGER

De passage hier au FIFF, François Damiens danse le tango dans le nouveau Frédéric Fonteyne. Avant la sortie d’un nouveau DVD de caméras cachées.

François Damiens danseur de tango? Chiche. Ça se passe dans Tango Libre, le nouveau film de Frédéric Fonteyne qui ouvrait hier le 27e Festival du Film Francophone de Namur et pour lequel le comédien brabançon s’est offert un petit tour dans la capitale wallonne pour évoquer son rôle de gardien de prison amoureux de la femme de… deux détenus, joués par Sergi Lopez et Jan Hammenecker. Entretien.

François Damiens, alors ça y est : vous êtes désormais un grand danseur de tango, vous donnez des cours, des séminaires ?

Non, ce n’est pas mon truc. C’est aussi pour ça que je suis venu sur le projet de Frédéric. Je n’ai pas le sens du rythme, ni un corps qui oscille naturellement. Mais Fred m’a bien épaulé, j’ai d’abord suivi des cours en Belgique, puis avec Anne (NDLR : Paulicevich, sa partenaire et la coscénariste du film) lors d’un stage à Toulouse. J’ai fini par me prendre au jeu, et j’avais vraiment envie de poursuivre ensuite, mais tu sais ce que c’est : les tournages, tout ça…

Avant le film, vous dansiez déjà ?

Généralement, quand je danse, ça veut dire qu’il est temps que je rentre… (rires)

Qu’est-ce qui vous plaisait dans le personnage de Jean-Christophe ? Qu’on ne vous demande pas de jouer les clowns de service ?

Oui, sa normalité. C’est un mec comme tout le monde, qui ne veut pas d’ennuis et dont la seule ambition était de mener une petite vie transparente. Sa seule fantaisie, c’est ce cours de tango qu’il prend le soir. Et c’est là qu’il tombe sur cette femme qui va changer sa vie, lui faire découvrir l’amour et qu’il est parfois bon de briser certaines règles.

Il paraît que vous avez tourné dans une vraie prison polonaise ?

Oui, 15 jours dans la plus vieille prison de Pologne. C’était très étrange, ça a même un côté anxiogène. Ce n’est pas un lieu qui incite à la franche rigolade. Même si on ne les voit pas à l’écran, on était constamment entourés de 300 ou 400 vrais prisonniers polonais. Pendant la journée, on les voyait se promener, aller manger. Je me suis retrouvé plusieurs fois avec sept ou huit d’entre eux et un gardien dans un sas très étroit. C’est particulier, vraiment (sourire).

« Tango Libre », un drame de Frédéric Fonteyne. Sortie le 7/11.