Santé

Les Belges aiment leur généraliste

Les Belges aiment leur généraliste

Reporters

Que pense le Belge de son médecin? A qui fait-il confiance quand il est malade? Et les médecins, que pensent-ils de leur boulot?

Deux instituts de sondages, Ipsos et Medistrat viennent, à la demande de Quintiles, une société de conseils en soins de santé, de réaliser une vaste enquête auprès de mille Belges et 160 médecins (généralistes et spécialistes). Le but? Mieux cerner la façon dont le Belge prend sa santé en charge. Sans surprise, le «docteur» reste son interlocuteur préféré!

1. Le médecin généraliste est le préféré Neuf Belges sur dix font d’abord confiance à leur médecin de famille. Ce qu’ils aiment chez lui? Une relation basée sur l’écoute et la confiance mais aussi la connaissance de leur histoire médicale. Juste derrière vient le spécialiste qui est plutôt considéré comme un technicien. Quant au pharmacien, le Belge en attend avant tout des conseils usuels. S’il considère le pharmacien moins fiable qu’un généraliste ou un spécialiste, le Belge apprécie sa façon plus simple d’aborder et d’expliquer les choses. Il estime aussi que le rôle du pharmacien va encore évoluer parce qu’il peut désormais proposer à ses clients des médicaments moins chers que ceux prescrits par le médecin.

2. Le Belge peu convaincu que sa santé s’améliore Seuls 20 % des Belges estiment que la santé évolue de façon positive dans le pays. Mais tous connaissent les conditions d’une bonne santé : ne pas fumer, manger des fruits et des légumes, éviter les fast-foods, surveiller son poids et boire au moins un litre d’eau par jour. Mais les patients restent demandeurs de conseils de prévention plus spécifique de la part de leur médecin.

3. Le rôle du généraliste de plus en plus important 56 % des généralistes et 48 % des spécialistes interrogés estiment de leur côté que le rôle du généraliste va devenir de plus en plus important dans les prochaines années. Les raisons? L’augmentation de l’âge de la population d’abord mais aussi parce que le généraliste joue un rôle central par rapport aux autres prestataires. Il endosse ainsi un rôle de coordinateur, il a une approche multidisciplinaire et… il est moins cher que les soins hospitaliers. Le spécialiste de son côté est de plus en plus considéré comme lié aux hôpitaux régionaux.

4. La consultation évolue On reste en moyenne 16 minutes dans le cabinet d’un généraliste. 18 % de ces derniers (dont 50 % de femmes) sont favorables à une consultation par téléphone dans certains cas limités. Enfin (principalement en Flandre), 11 % des généralistes et 22 % des spécialistes sont favorables à une communication par courriel avec leurs patients.

5. Ce qui pourrait être amélioré Le Belge estime que son généraliste devrait encore faire un effort pour mieux expliquer son diagnostic. Il attend aussi une meilleure information au sujet des nouveaux traitements. De la part des spécialistes, c’est avant tout un peu plus de temps et de qualité d’écoute que le patient attend.

M. F. G.