La Belgique pourrait déployer une unité de protection équipée de blindés au Liban

La mission des Casques bleus belges au Liban pourrait évoluer l'an prochain de tâches de déminage, assurées depuis 2006, vers une mission de "protection", avec un déploiement de véhicules blindés plus lourds, a laissé entendre mardi le ministre de la Défense, Pieter De Crem.

Le contingent belge de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) - une centaine de personnes - se concentre désormais sur des tâches de déminage le long de la "Blue Line", la démarcation tracée par l'ONU après le retrait israélien unilatéral du Liban sud en 2000, pour fixer la frontière libano-israélienne. Ce travail fastidieux en raison de la nature du terrain, très caillouteux, et des mesures de sécurité indispensables pour mener à bien cette tâche délicate, tire toutefois sur sa fin.

Le gouvernement Leterme avait décidé en juillet 2011 de prolonger cette présence, mais en faisant évoluer la mission vers d'"autres tâches", sans autre précision, en concertation avec ses partenaires.

En 2013, le déminage pourrait faire place à une "mission de protection", a indiqué M. De Crem en introduisant son collègue des Affaires étrangères, Didier Reynders, invité à donner une conférence sur le rôle de la Belgique sur la scène internationale à l'occasion de la rentrée académique de l'Institut royal supérieur de Défense (IRSD) à Bruxelles.

Selon des sources concordantes, ce changement de mission devrait, s'il se confirme, se traduire par le déploiement d'une "compagnie de manoeuvre" équipée de véhicules blindés de type Piranha III (AIV), au sein d'un bataillon commandé par l'Irlande - un pays neutre contributeur de troupes traditionnel au sein de la Finul.

Les Casques bleus belges sont hébergés dans le camp d'At Tiri (sud du Liban), occupé par des troupes irlandaises.