Assises de Bruxelles : Des poils appartenant à l'accusé retrouvés sur la victime

Wieslaw Wisniewski (41 ans), ouvrier de nationalité polonaise, est accusé, devant la cour d'assises de Bruxelles, du meurtre du docteur Suzanne Timmerman (53 ans) pour faciliter le vol. Les faits avaient été commis à Uccle en juin 2008. L'homme avait effectué des travaux au domicile de la victime une semaine auparavant. Mardi, des expertes de l'INCC (Institut National de Criminalistique et de Criminologie) ont rapporté que deux poils provenant de l'accusé avaient été découverts sur le corps de la victime.

"Un poil corporel a été retrouvé au niveau du front et un poil pubien a été retrouvé au niveau du bas du dos", ont expliqué les experts en biologie de l'INCC.

Ceux-ci ont pu affirmer à la cour qu'il y avait peu de chance que ces poils se soient retrouvés sur la victime s'ils étaient sur le sol avant l'agression. "De plus, nous avions appris que l'appartement avait été lavé après les travaux. Il y a donc une forte probabilité pour que les traces des travaux aient été éliminées avant l'agression", ont ajouté les experts.

La victime, Suzanne Timmerman, avait été retrouvée étendue dans une marre de sang le 3 juin 2008, à son domicile, avenue Brumard à Uccle. C'est son époux, le docteur Christian Dupre, qui avait découvert le corps, vers 17h.

La dame était décédée de trois coups de couteau en région thoracique et présentait également des contusions et des plaies de défense aux mains. Plusieurs traces d'effraction avaient également été relevées dans le bâtiment et des objets avaient été volés, notamment des bijoux.

Les experts de l'INCC ont également expliqué, mardi, que la découverte de poils de l'accusé ne permettait pas de déduire quoi que ce soit concernant l'intensité des contacts entre la victime et l'agresseur.

Par ailleurs, les scientifiques ont également rapporté qu'un autre poil avait été retrouvé dans l'une des mains de la victime. Celui-ci appartenait, selon les analyses, à l'un des autres ouvriers ayant travaillé avec l'accusé au domicile de la victime.

Un mandat d'amener a été délivré mardi soir afin que ce dernier comparaisse mercredi.

Outre des poils, c'est l'ADN de l'accusé qui avait été décelé sur les lieux du crime, notamment sous les ongles de la victime et sur des boîtes à bijoux.

Le procès se poursuivra mercredi avec notamment l'audition des parties civiles: l'époux, le frère et la fille de la victime.