Quand Julia Roberts martyrise Blanche Neige

«Cette histoire est la mienne et non celle de Blanche Neige», avertit la méchante reine en guise de préambule. Elle n’a pas tort tant on ne retiendra qu’un nom de l’aventure : celui de Julia Roberts. En horrible marâtre qui se la joue cougar à ses heures, la comédienne s’en donne à cœur joie. Aux oubliettes ses airs de fiancée idéale. Son avidité n’a d’égal que sa perfidie. Ses hobbys préférés? Envoyer quelques piques bien senties à sa belle-fille – «ta chambre doit être en feu, sinon pourquoi serais-tu ici» – et utiliser mille ruses pour tenter de séduire le Prince.

Jouissif… et puis patatras, le film signé Tarsem Singh tombe dans le kitch absolu. Les situations grotesques se succèdent à vitesse grand V. Exemple parmi d’autres : la transformation du Prince en «chiot humain» qui laissera pantois le public. Dans tout ça, Blanche Neige peine à exister. Oh, elle est bien mignonne dans ses tenues de princesse mais question panache, on repassera. Reste quelques jolies trouvailles : l’introduction animée de toute beauté, le style de combat particulier des sept nains… En bonus, épinglons la chorégraphie du grand final. Une séquence qui devrait ravir les petites filles.

M.B.

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