FOOTBALL

Anderlecht est à Milan en mode « on y croit »

Anderlecht est à Milan en mode « on y croit »

Belga

Face à un Milan AC en mauvaise posture dans son championnat, les Anderlechtois espèrent réussir un bon début de campagne européenne.

Anderlecht en Champions League… Les plus nostalgiques restent bloqués sur cette fameuse campagne 2000/01. Quand les Koller, Radzinski, Goor et consorts s’étaient extraits en tête d’un groupe composé aussi de Manchester United, du PSV et du Dynamo Kiev, et avaient emmené les Mauves, pour la seule fois de leur histoire au-delà de la phase de poules.

Depuis cette glorieuse épopée d’un autre temps, et avant la traversée du désert de ces dernières saisons, Anderlecht n’a fait que vivoter en C1, récoltant un nombre misérable de points, touchant même le fond en 2004 en parvenant à totaliser… zéro unité.

En quoi serait-ce différent aujourd’hui? Anderlecht, réduit à jouer l’Europa League ces dernières saisons, n’a jamais survolé, au contraire, la D2 européenne. Et n’est sûrement pas plus fort que voici quelques mois, a fortiori en l’absence de Suarez. Pourtant, il y a un véritable courant d’optimisme qui flotte dans l’air du parc Astrid. Le président Vanden Stock se surprend même à rêver de la seconde place.

Un bon début de calendrier

Évidemment qu’Anderlecht, dont l’objectif était surtout de se qualifier, n’entame pas sa «vraie» campagne européenne en victime consentante. D’autant que son calendrier n’est pas vilain, puisqu’après s’être déplacés chez des Milanais qui n’ont pas (encore?) trouvé la bonne carburation, ils recevront Malaga, désigné comme le rival principal pour la 3e place. Ce match contre les Espagnols sera peut-être le plus important de tous, d’ailleurs. Mais le Sporting a-t-il le niveau pour ne pas sombrer ce soir à San Siro, et plus largement durant toute la phase?

Les casquettes genkoises

Pour rappel, Genk, la saison passée, n’a récolté que trois unités, mais s’est surtout fait raplatir 5-0 à Chelsea et 7-0 à Valence. «Nous avons une équipe plus expérimentée et mieux armée que les Limbourgeois ne l’étaient la saison passée», se défend Herman Van Holsbeeck. Le manager général anderlechtois, revigoré par la venue de John van den Brom, son premier choix, n’est pas non plus un doux rêveur : «Devant ma télé, quand je zappais entre l’Europa League et la Champions League, ce qui me marquait le plus, c’était la différence de vitesse d’exécution. Ça va trois fois plus vite en C1. À l’heure actuelle, personne ne peut dire si nos joueurs vont s’adapter à cette rapidité de jeu. Les résultats dépendront de cela. »

Parce que si les Anderlechtois regardent jouer Milan comme ils regardent la télé, ce seront eux qui se feront bien vite… zapper. Avec le risque de ne même plus réapparaître à l’écran en janvier.