Un grand merci, tout simplement

Claude Willemart vient soutenir l’abbé Malherbe. Dans cette église Saint-Jean, tant de solidarité, d’humanité et de tendresse.

photo Philippe BERGER

L’hommage a été intense, merveilleux, palpable dans l’église Saint-Jean Baptiste, où les vibrations ont été nombreuses. Pendant plus d’une minute et demie, toute l’assemblée s’est levée et a applaudi. Elle a célébré son curé, son abbé, Paul Malherbe, le vî soçon, le compagnon de chaque jour. Dans cette église du centre qui ne tient plus que par habitude et qui, disait son premier hôte en un merveilleux clin d’œil et appel à la restauration, «commence à pencher du côté du Ratintot», l’abbé a été un pilier. Église et bistrot : comme aux temps des cathédrales, voici le culte qui fricote en simplicité avec les cabaretiers, pour le bien de tous.

Oui, l’émotion a été immense. Et dans les derniers instants d’une cérémonie longue et exigeante, l’abbé a tout à coup baissé la voix et vacillé. Un malaise.

Le silence est tombé. On s’est précipité. Paul Malherbe, qui va bien et est rentré paisiblement chez lui dès après «sa» messe des Wallonies, a été simplement submergé par l’émotion. Peut-être que cet homme admirable, petit parmi les petits comme le rappelle la Bible, ne s’habituera jamais à ce qu’on lui dise merci. Ce n’était que ça hier. Et il le mérite tellement…

C.F.