Un gamin. Une ceinture bourrée d’explosifs. Que faire? Pour John Porter, membre des forces spéciales anglaises, la question ne se pose pas : il faut épargner la vie de l’enfant et désamorcer la bombe. Aussitôt dit, aussitôt fait. Mais quelques minutes plus tard, plusieurs de ses camarades essuient des tirs. Deux soldats meurent sur le coup, un autre est grièvement blessé. La faute au gosse, semble-t-il.

Rongé par la culpabilité et montré du doigt par ses supérieurs, John Porter démissionne. Sa vie s’effondre. Sa famille vole en éclats. Les années passent. Le militaire n’est plus que l’ombre de lui-même. Mais une seconde chance lui est offerte : il est chargé de libérer une journaliste retenue en otage en Irak. L’un des ravisseurs n’est autre que le garçon qu’il a rencontré sept ans plus tôt. La confrontation est inévitable. Tant mieux. John espère ainsi découvrir ce qui s’est réellement passé en 2003, à Bassora.

Adapté des romans de Chris Ryan, Strike Back est le parfait exemple d’une série qui cumule les défauts mais… qu’on visionne malgré tout avec plaisir. Le héros, machine à tuer envoyée aux quatre coins de la planète – en Irak, au Zimbabwe et en Afghanistan – n’attire pas la sympathie? Le côté répétitif du show – chaque épisode de cette première saison suit plus ou moins le même schéma – agace quelque peu? Le fil rouge censé tenir en haleine le public – qui a appuyé sur la gâchette dans la cage d’escalier à Bassora? – tient du pétard mouillé? Le making of ne révèle rien de très croustillant? Le public n’en a cure tant le spectacle est assuré de belle manière avec quantité d’explosions, de poursuites et de combats. Avec Richard Armitage et Andrew Lincoln (The Walking Dead).

M.B.

StudioCanal