Axel Witsel a donné sa première interview à Saint-Petersbourg. Le Diable Rouge s'est placé en mode séduction. Et est brièvement revenu sur ses futures retrouvailles avec Marcin Wasilewski.

Transféré au moment du rassemblement des Diables Rouges il y a dix jours, Axel Witsel a seulement rejoint son nouveau club mercredi, au lendemain du match nul 1-1 contre la Croatie.

"Cela fait plus d'un mois et demi que le Zenit m'avait contacté. C'était le seul club qui me voulait vraiment", a expliqué l'ancien Standardman transféré de Benfica contre 40 millions d'euros. "J'ai fait ce choix parce que, pour moi, le Zenit est le meilleur club de Russie. On a une belle équipe et on peut faire quelque chose de bien en Ligue des champions."

"Le Zenit a une meilleure équipe"

Sa première impression est plutôt positive. "Avant de signer ici, j'avais parlé avec Lombaerts de la ville et du club. (...) Les infrastructures sont vraiment bien. Et en ville, tout est grand, les rues en particulier."

Des propos bien policés donc. Interrogé sur le fait que Benfica avait un plus beau stade et qu'il faisait plus chaud au Portugal, Witsel a même justifié son transfert en affirmant que "le Zenit a une meilleure équipe". Les Lisboètes avaient pourtant sorti les Russes en huitièmes de finale de la Ligue des champions la saison passée. Pas sûr que les supporters de Benfica apprécient ce genre de propos...

"L'UEFA oblige les joueurs à se saluer"

Le Liégeois s'est également confié dans la DH au sujet des retrouvailles en Ligue des champions avec Anderlecht et un certain Marcin Wasilewski à qui il avait cassé la jambe en 2009. Le défenseur polonais des Mauves a récemment déclaré qu'il ne savait s'il serrerait la main de Witsel. Pour l'ancien Rouche, la question ne se pose pas. "Cela fait partie d'un passé que j'ai enterré. Pour moi Zenit-Anderlecht sera un match comme les autres. Je vais serrer la main de Wasyl et j'espère qu'il l'acceptera."

"Après l'incident, on a deux fois tenté de se rapprocher du joueur et d'Anderlecht. On a été deux fois débouté", rappelle son père Thierry. "En Russie, ils savent qu'il n'y avait rien d'intentionnel là-dedans et qu'il s'agissait d'un accident sur une phase de jeu. Mais si Wasyl refuse de serrer la main de mon fils, il devra en assumer les conséquences puisque l'UEFA oblige les joueurs à se saluer. Ce sont les règles du fair-play."

Rappelons que depuis le triste incident, les deux joueurs se sont croisés une fois: en mai 2011 lors d'un clasico Standard - Anderlecht remporté 2-1 par les Rouches.