CYCLISME

Julien Simon enfin sacré roi de la citadelle de Namur

Julien Simon enfin sacré roi de la citadelle de Namur

Julien Simojn a fait le sprint parfait pour s'imposer au sommet de la Citadelle. Belga

Le Français Julien Simon s’est imposé hier au Grand Prix de Wallonie, devant Van Avermaet et Leukemans.

Julien Simon, pas vraiment un inconnu, mais pas non plus une grosse vedette, a prouvé hier, en s ‘imposant au Grand Prix de Wallonie, que Jalabert avait eu tort de ne pas l’enrôler dans la sélection française pour les mondiaux de Valkenburg.

Le sociétaire de Saur-Sojasun, qui avait souvent échoué en haut de la Citadelle par le passé (deuxième l’an passé derrière Gilbert, quatrième en 2010) a montré hier, à bientôt 27 ans, qu’il était capable de se défendre sur des arrivées accidentées, comme il le fit sur des étapes du Dauphiné Libéré, notamment.

Son succès, hier, ne doit rien à personne, sinon au beau boulot de son équipe qui l’a amené en position favorable au pied de la dernière montée, La Route Merveilleuse. Encore fallait-il pour le coureur français se débarrasser des grosses pointures qui étaient encore présentes dans la finale, façon Boonen, à l’aise durant toute la course, Van Avermaet (deuxième) ou Leukemans (troisième).

Simon a manœuvré comme un grand, notamment en accélérant dans l’avant-dernier virage en vue du Château de Namur, laissant sur place un Greg Van Avermaet décidément abonné aux deuxièmes places, après celle conquise à Québec.

Simon, pas spécialement éprouvé par cette course, a ainsi adressé un signal fort à son sélectionneur Laurent Jalabert.

«C’est la quatrième fois que je participe à cette course, commentait le vainqueur, et j’étais presque persuadé que je finirais par la gagner. Il est évident qu’il y a des endroits stratégiques dans cette course….»

« Très déçu du choix de Jalabert »

Simon évoquait notamment ce «virage dangereux» dans la montée de la Citadelle, mais parlait surtout de ses craintes, nées durant la course, suscitées par l’offensive des Quick Step.

«Mon équipe a fait le reste, poursuivait Simon, et c’était d’ailleurs nécessaire pour pouvoir s’imposer ici. Mais il est vrai que les Quick Step, en accélérant dans la montée de la côte d’Ermeton, y sont allés très fort et j’ai vraiment cru qu’on ne reviendrait pas sur ce groupe qui avait pris résolument les devants.»

La suite, on la connaît, au terme d’une course assez limpide et qui s’est jouée, encore une fois, au pied de la dernière difficulté, avalée comme une course de côte.

«Je n’ai qu’un seul regret, concluait Julien Simon, celui de ne pas avoir été sélectionné pour Valkenburg. Je suis très déçu du choix de Jalabert.»

Dans les coulisses de ce Grand Prix de Wallonie, il se murmurait en effet que Laurent Jalabert ne savait même pas que se courait cette course chère à notre journal et que son palmarès s’enorgueillit chaque année de noms capables de briller sur les championnats du monde. Par le passé, un certain Bert De Waele, sixième hier, l’avait aussi appris à ses dépens.