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Mireille Mathieu impose un droit de réponse au Petit Journal

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Première mercredi soir en huit ans d'existence du Petit Journal: l'émission satirique de Canal + a été contrainte de diffuser un droit de réponse. Une "sommation judiciaire" exigée par Mireille Mathieu.

+ Regardez sur la vidéo ci-dessus à partir de 14'15''

On vous en parlait la semaine dernière: Mireille Mathieu a fait parler d'elle via une interview accordée en Russie au sujet des Pussy Riot. La chanteuse française y dénonçait le "sacrilège" de ces artistes russes condamnées en août à deux ans de camp chacune pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" après avoir chanté en février une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir.

Le Petit Journal de Canal + avait diffusé cette séquence vidéo. "Notre Mireille Mathieu nationale enfonce les Pussy Riot", affirmait le présentateur Yann Barthès. Or, ce n'est pas tout à fait le cas. L'interview a été "tronquée" par la chaîne russe TV Tsentr qui avait coupé le passage où elle déclarait: "étant femme, artiste et chrétienne, je souhaite la clémence" pour ces jeunes chanteuses russes. Une "faute" attribuée par la chaîne à sa jeune journaliste qui a été suspendue de ses fonctions.

Estimant être victime d'une "véritable entreprise de dénigrement" de la part du Petit Journal, Mireille Mathieu a exigé et obtenu un droit de réponse. Et vu qu'elle ne s'est pas déplacée pour l'exprimer, c'est Yann Barthès qui s'y est collé. Elle aurait peut-être dû venir finalement. Parce que l'animateur, arborant une perruque et adoptant l'accent du sud, s'est fait un malin plaisir d'imiter la chanteuse pour lire le communiqué (voir vidéo ci-dessus). Avant de souligner qu'ils n'auraient pas pu diffuser l'extrait en question puisque TV Tsentr ne l'avait elle-même pas diffusée. Pas faux...

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