Tuerie de Toulouse

Affaire Merah: circonstances aggravantes retenues contre le frère Abdelkader

Affaire Merah: circonstances aggravantes retenues contre le frère Abdelkader

La justice a retenu la notion de « circonstances aggravantes », en raison de « l’appartenance des victimes à une race ou à une religion ».

AFP

Abdelkader Merah, le frère aîné du jihadiste français Mohamed Merah, a été inculpé pour «complicité d’assassinats avec circonstances aggravantes» dans l’enquête sur les tueries de son frère.

La justice a retenu la notion de «circonstances aggravantes», en raison de «l’appartenance des victimes à une race ou à une religion». Quatre victimes étaient juives.

Après avoir tué trois militaires, Mohamed Merah, qui se revendiquait d’Al Qaïda, a abattu trois enfants et un père de famille dans une école juive de Toulouse le 19 mars. Les enquêteurs tentent de déterminer le rôle qu’a pu jouer Abdelkader dans les crimes de son frère.

Abdelkader, 29 ans, a été entendu lundi pendant près de sept heures par les juges antiterroristes pour son premier interrogatoire depuis son inculpation pour complicité d’assassinats, association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme et pour vol en réunion d’un scooter.

À l’issue de l’audition, son avocat, Me Eric Dupond-Moretti a estimé qu’il n’existait pas d’indice pour dire qu’Abdelkader Merah avait aidé en toute connaissance de cause son frère Mohammed à commettre les tueries de Toulouse et Montauban.

«Il a fermement condamné hier devant le juge d’instruction» les actes de son frère, a dit Me Dupond-Moretti mardi sur la radio RTL. «Il a dit qu’il a été choqué, se souvenant du visage d’une petite fille, et qu’il condamnait», a précisé l’avocat.

«Il dit qu’il n’est pas antisémite» mais «la question n’est pas de savoir s’il est antisémite mais de savoir s’il est complice d’un assassinat», a-t-il ajouté, ce qui n’est pas le cas, selon son avocat.

L’avocat a annoncé qu’il envisageait une demande de remise en liberté.

Mohamed Merah, 23 ans, a assassiné trois enfants et un enseignant juifs dans une école de Toulouse le 19 mars, après avoir abattu trois soldats à Toulouse et à Montauban les 11 et 15 mars. Il a été tué par la police le 22 mars après un siège de 32 heures de son domicile à Toulouse.