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Des pratiques publicitaires responsables dans le secteur alimentaire

Des pratiques publicitaires responsables dans le secteur alimentaire

Les entreprises s’engagent à limiter leur publicité à destination des plus jeunes. Reporters (Illustration)

L’Union Belge des Annonceurs (UBA), la Fédération du Commerce (Comeos) et la Fédération de l’Industrie Alimentaire (Fevia) ont signé, ce mardi matin, un accord supplémentaire en faveur de pratiques publicitaires responsables.

En y adhérant, les entreprises s’engagent à limiter fortement leur publicité à destination des enfants de moins de 12 ans.

Toute publicité orientée vers ceux-ci à la télévision, en radio, dans la presse écrite et sur internet ne sera dorénavant autorisée que pour des produits qui satisfont à des critères nutritionnels spécifiques définis par le ministère de la Santé publique. Le secteur alimentaire s’engage également à ne pas communiquer sur des produits dans les écoles, excepté à la demande explicite de la direction et dans le cadre d’activités à but éducatif.

Le souhait de ces trois fédérations est de contribuer à un environnement dans lequel les enfants mangent et évoluent de manière équilibrée. Par cette initiative, soutenue notamment par la World Federation of Advertisers (WFA) et à laquelle ont adhéré 33 entreprises dont 15 belges, le secteur alimentaire entend également lutter contre l’obésité chez les plus jeunes.

Ce ‘Belgian Pledge’ s’inscrit dans la lignée de l’‘EU Pledge’, un projet similaire au niveau européen lancé en 2007. Il complète également le Code de publicité pour les denrées alimentaires instauré en 2005 et qui s’attache aux aspects de contenu et de qualité de la publicité vers les enfants.

Laurette Onkelinx: « Un bon pas dans la lutte contre l'obésité »

Présente à l'occasion du lancement du 'Belgian Pledge', la ministre de la Santé publique et des Affaires sociales a déclaré soutenir l'engagement du secteur alimentaire à faire usage de pratiques publicitaires responsables. « Nous devons continuellement collaborer afin de promouvoir une alimentation saine et équilibrée et afin de lutter contre le surpoids et l'obésité chez les plus jeunes. Aujourd'hui, c'est un pas de plus dans la bonne direction », s'est-elle ainsi réjouie.

Laurette Onkelinx a annoncé vouloir lancer prochainement une consultation des interlocuteurs du secteur alimentaire afin de mettre en place une plate-forme qui se penchera sur ces problématiques. Elle a notamment rappelé qu'en Europe, plus de 400.000 enfants sont en surpoids ou souffrent d'obésité, et que le diabète de type 2 touche de plus en plus de jeunes enfants.

« Une réflexion de fond est nécessaire pour faire évoluer les pratiques et les messages publicitaires. Il faut encourager la pratique d'activités physiques. Il serait également intéressant de s'interroger sur la présence de friandises aux caisses dans la grande distribution. Pourquoi ne pas les remplacer par des produits sains tels que des fruits, de l'eau ou des jus de fruits? », a notamment proposé la ministre.