POLITIQUE

Joëlle Milquet : « Ce serait absurde de ne pas au moins réfléchir à l’accord Rubik »

Joëlle Milquet : « Ce serait absurde de ne pas au moins réfléchir à l’accord Rubik »

Joëlle Milquet veut étudier l’offre de la Suisse.

Belga

Selon Joëlle Milquet, le gouvernement doit étudier l’offre de la Suisse de conclure un accord dit «Rubik» afin de régulariser la situation de ses ressortissants ayant des comptes dans les établissements financiers helvétiques.

«On serait quand même assez fous pour ne pas au moins analyser la question. Quelle est l’offre réelle des Suisses? «, a-t-elle déclaré lors de l’émission Matin Première de la RTBF-radio dont elle était l’invitée.

De retour d’une visite en Suisse la semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), avait laissé entendre que des Belges disposent d’une «trentaine de milliards» d’euros sur des comptes suisses. Il n’avait pas écarté la possibilité d’en rapatrier une partie dans le cadre d’une opération de régularisation dans le cadre d’un accord avec Berne.

«Nous n’avons pas encore eu de débriefing du voyage de M. Reynders en Suisse, et ce sera intéressant de l’avoir en kern (conseil ministériel restreint)», a souligné mardi Mme Milquet (cdH).

Mais ce serait «absurde» de ne pas au moins réfléchir à cette rentrée d’argent potentielle, a-t-elle ajouté.

«Quand on voit dans quelle situation budgétaire nous nous trouvons, moi ce qui m’intéresse avant tout - parce que les grandes idéologies, c’est très bien -, c’est d’avoir des moyens pour sécuriser les personnes au quotidien et pour relancer l’économie et l’emploi», a fait valoir la ministre.

Les accords dit «Rubik» prévoient que les détenteurs non-résidents de comptes suisses paient dans un premier temps une taxation forfaitaire, dont les revenus sont transférés vers leur pays d’origine en échange du maintien de leur anonymat. Ensuite, une taxation sur les revenus de ces capitaux serait appliquée annuellement, toujours au profit de leur pays d’origine et en maintenant l’anonymat des comptes.