L’emploi toujours au ralenti

Les opportunités d’emploi devraient être peu nombreuses. Reporters (Illustration)

Le marché de l’emploi est toujours très stable en Belgique : peu d’employeurs prévoient d’engager ou de licencier d’ici la fin de l’année.

Les opportunités d’emploi devraient être peu nombreuses au cours du dernier trimestre 2012, selon le dernier baromètre Manpower. Seulement 4 % des 751 employeurs belges interrogés fin juillet prévoient de créer de nouveaux postes de travail d’ici la fin de l’année contre 3 % qui pensent en supprimer. 90 % d’entre eux n’envisagent aucun changement dans leurs effectifs.

L’indice Manpower est obtenu en faisant la différence entre le pourcentage d’employeurs prévoyant des embauches et le pourcentage de ceux prévoyant des licenciements. Il s’élève à +2, se situant au même niveau que lors du trimestre précédent. Il s’agit cependant d’un léger recul de 2 points par rapport au 4e trimestre 2011.

«L’incertitude qui règne partout dans le monde et plus particulièrement en Europe en raison de la crise de la dette, continue d’entamer sérieusement la confiance des employeurs. Malgré cette instabilité persistante, le marché de l’emploi en Belgique semble résister et les intentions de recrutement restent stables par rapport au trimestre précédent », explique Philippe Lacroix, Managing Director de Manpower Belgique-Luxembourg.

Négatif en Flandre

C’est en Flandre que les employeurs se montrent les plus incertains. Ils rapportent une Prévision Nette d’Emploi pour la première fois légèrement négative (-1) depuis le 1er trimestre 2010, en recul de 3 points par rapport au trimestre précédent. Les perspectives d’emploi sont prudentes en Wallonie (+3) et plus encourageantes à Bruxelles (+8).

Dans la majorité des secteurs sondés, les employeurs prévoient de mettre le frein sur les embauches au cours du prochain trimestre. Les prévisions de recrutement sont positives mais timides dans cinq d’entre eux : l’industrie manufacturière (+4), le commerce de gros et de détail (+3), les activités financières, l’assurance, l’immobilier et les services aux entreprises (+2), les services publics, l’éducation, la santé et les services collectifs (+2), le transport, la logistique et les communications (+1). Les employeurs du secteur de la construction prévoient de geler les embauches (0 – la Prévision Nette d’Emploi la plus faible depuis le 2e trimestre 2009).

En revanche, les perspectives d’emploi sont négatives dans quatre secteurs : l’agriculture et la pêche (-1), l’électricité, gaz et eau (-1 – pour la première fois en négatif depuis le 3e trimestre 2005), l’Horeca (-4 – la prévision la plus pessimiste depuis le 1er trimestre 2010) et les Industries extractives (-5).

Ces chiffres laissent apparaître une perte de confiance à court terme, les employeurs se demandant quelles conséquences la crise de la zone euro aura sur leur organisation.