séjours à l’étranger

« Les parents doivent bien vérifier »

« Les parents doivent bien vérifier »

Partir étudier un an à l’étranger… Pas toujours rose, si l’on en croit de nombreux témoignages.

Quelques réactions, ce lundi, suite à notre dossier consacré aux échanges et séjours étudiants à l’étranger.

Partir un an… Une expérience porteuse et soutenue par la Région. Mais pour certains, un calvaire, écrivions-nous, en relatant les témoignages de jeunes partis avec Education First.

« Avec le WEP aussi (NDLR : autre association reconnue par la Région), ce genre de mésaventure arrive… et sans doute avec d’autres organisations commerciales du même type », réagit Nathalie.

Sa fille est partie il y a 3 ans en séjour d’immersion en anglais, à Malte (15 jours).

«Elle a été logée en famille d’ accueil dans un placard sans fenêtre à la limite de la salubrité, explique Nathalie. Et surtout, la mère ne parlait qu’arabe; le père, anglophone, était absent car au boulot jusque tard le soir! »

Nathalie a pu faire changer sa fille de famille, mais ce n’était guère mieux, dit-elle, si ce n’est que là on parlait anglais…

« Il ne s’agissait aucunement d’accueil et d’échange comme le vante le WEP; c’était un accueil purement intéressé par l’apport financier. Douches limitées, accès au téléphone sous surveillance, repas en silence, activités sportives qui devaient être proposées par l’école locale inexistantes… bref, ça l’a dégoûtée de repartir avec ce genre d’organisation purement commerciale! »

« Payer fausse l’expérience »

Une de ses amies a eu le même genre d’expérience en Angleterre, également avec le WEP.

«Elle a été accueillie par une famille de restaurateur chinois qui baragouinait vaguement anglais et logée elle aussi dans des conditions à la limite de la salubrité… »

Le conseil de Nathalie? «Les parents doivent vérifier les termes précis de ce genre de voyage et éviter les pays ou régions où les familles sont rémunérées pour héberger, car ça fausse vraiment l’expérience et amène beaucoup de déception dans le chef des jeunes qui y vont en pensant vivre un véritable échange. »

Au Canada, l’obligationd’assurer un accueil familial

Se renseigner un maximum… Un conseil assez évident.

«Ma fille est partie avec le WEP, explique une autre lectrice. Lors des séances d’information et des rencontres avec les parents et les jeunes, avant le choix d’une destination, l’association était très claire : en Angleterre et en Irlande, il ne s’agit jamais d’un accueil familial. Ce sont des gens qui offrent le gîte et la nourriture contre rémunération, ils n’ont aucune autre obligation. »

Finalement, dans son cas, le choix s’est porté sur le Canada.

« Là-bas, c’est encore un système différent : il y a un minerval scolaire à payer, l’accueil par les familles est également rémunéré, mais elles ont l’obligation d’assurer un accueil, une surveillance, etc. »

Le départ a eu lieu voici deux semaines. Premier écho? « C’est bien le cas; ma fille dispose d’une grande chambre et partage les «espaces jeunesse » (salle de musique – TV – jeux) des autres ados de la famille; et celle-ci s’occupe d’elle. »

Y.R.