FRANCE

Tuerie de Chevaline : une seule arme a été utilisée

Tuerie de Chevaline : une seule arme a été utilisée

Le procureur d’Annecy a confié hier disposer « de nombreux éléments très intéressants ».

AFP

L’enquête sur la tuerie de Chevaline progresseen France. On a appris hier qu’une seule arme avait été utilisée pour abattre la famille al-Hilli.

L’enquête sur la tuerie de Chevaline avance. Sur RTL, le procureur de la République d’Annecy, Éric Maillaud, a confié hier avoir en sa possession «de nombreux éléments très intéressants», qui pourraient leur permettre de découvrir «la vérité». Pour le bon déroulement de l’enquête, il n’est cependant «pas souhaitable de les communiquer».

On sait cependant qu’une seule arme a été utilisée, selon les révélations d’une source proche de l’enquête. L’arme utilisée est un pistolet automatique de calibre 7,65 mm, un calibre moyen considéré comme ancien par des experts et ne correspondant pas à des armes modernes. Près de 25 douilles avaient été retrouvées sur la scène du massacre, laissant supposer dans un premier temps que plusieurs armes avaient été utilisées pour tuer trois membres de la famille des al-Hilli et un cycliste français. Il semblerait donc qu’il n’y ait eu qu’un seul tireur, mais celui-ci a pu recevoir de l’aide d’un ou de plusieurs complices.

Selon la chaîne M6, Saad-Al Hilli, aurait été tué le premier, avant les autres membres de la famille. Le tueur s’en serait ensuite pris au cycliste, qui aurait reçu cinq balles dans le dos.

Zainab semble se souvenir

Zainab, la fillette de sept ans rescapée, était lundi «toujours sous sédatifs», a par ailleurs indiqué le procureur de la République d’Annecy. «Elle était dans un coma artificiel, en est sortie dimanche, se trouve sous sédatifs, c’est un processus normal», a poursuivi le magistrat.

Selon France Info, Zainab a exprimé de la peur depuis son réveil. Elle s’est dite terrorisée et semble se souvenir de ce qu’elle a vécu.

Quatre visiteurs, trois femmes et un homme, sont arrivés sous escorte lundi après-midi à l’hôpital de Grenoble où se trouve Zainab Al-Hilli.

Le procureur a également confirmé que la personne âgée, de nationalité suédoise, décédée lors de la tuerie, est bien la grand-mère maternelle des deux fillettes rescapées.

Fausse alerte au domicile de la famille al-Hilli

En Angleterre, l’enquête a connu un rebondissement spectaculaire lundi quand les abords du domicile de la famille al-Hilli ont été évacués après la découverte de «substances potentiellement explosives.» Environ quatre heures après avoir fait évacuer les environs de la maison, la police du Surrey a indiqué en début d’après-midi que «les éléments trouvés ce matin» n’étaient finalement «pas dangereux». Selon une source proche de l’enquête, «la perquisition pourrait durer trois ou quatre jours supplémentaires».

Le frère de Saad al-Hilli, Zaid, était de son côté entendu hier pour la troisième journée consécutive par les policiers britanniques. L’homme est interrogé en qualité de «témoin libre» en un lieu tenu confidentiel, en Grande-Bretagne. Cette longue audition s’explique par le fait qu’il est particulièrement «intéressant», étant «le seul, globalement à avoir un lien direct et réel» avec Saad al-Hilli, explique une source proche de l’enquête. Par ailleurs, la gendarmerie française procédait hier soir à de nouvelles vérifications sur le site de la tuerie.