FOOTBALL

David Villa, la renaissance, 9 mois plus tard

David Villa, la renaissance, 9 mois plus tard

David Villa a déjà marqué 52 buts en équipe nationale espagnole.

AFP

L’avant-centre du Barça retrouve la Roja, après sa fracture au tibia. Ce mardi soir, il devrait toutefois débuter sur le banc face à la Géorgie.

Neuf mois après une fracture du tibia qui l’a notamment privé de l’Euro 2012 remporté par ses coéquipiers, David Villa revient pour prêter main-forte à l’Espagne, orpheline d’un buteur et qui entame ce mardi en Géorgie ses éliminatoires pour le Mondial 2014.

Le retour du meilleur buteur de l’histoire de l’équipe d’Espagne (52 buts, dont un ajouté vendredi dernier pour son retour en sélection contre l’Arabie Saoudite) tombe à point nommé pour la Roja, à l’heure où elle se lance un défi majeur : devenir la première sélection à cumuler deux Championnats d’Europe et deux Coupes du monde de suite.

Car si les champions du monde et d’Europe ont étrillé les Italiens en finale du dernier Euro (4-0), il n’empêche qu’ils auront à certains moments manqué d’un buteur pour accroître leur efficacité dans le dernier geste.

Cette touche de réalisme est exactement ce que peut leur apporter Villa (30 ans), chasseur de buts par excellence, et qui pourrait à nouveau amener Del Bosque à remiser au placard son système de «faux 9» largement utilisé en Pologne-Ukraine.

Mais l’attaquant, entré en cours de jeu lors du dernier match amical face à l’Arabie Saoudite (victoire 5-0), ne paraît pas encore mûr pour être titulaire, même s’il peut déjà jouer les jokers de luxe.

«Je suis content de me sentir à nouveau en forme. Je vais maintenant m’affiner au fur et à mesure des matches», avait ainsi affirmé «el Guaje» (le gamin en asturien) juste après sa réapparition en sélection.

«J’avais mal vécu mon absence, la sélection me manquait, pas seulement les matches, mais aussi les rassemblements et leur bonne ambiance», avait-il ajouté.

Traversée du désert

Tibia gauche fracturé avec le Barça en demi-finale du Mondial des clubs en décembre dernier, Villa avait finalement dû renoncer à l’Euro 2012 après s’être pourtant engagé dans une course contre-la-montre extrêmement contraignante.

Le cœur lourd, le N.7 du Barça avait pourtant dû se rendre à l’évidence et annoncer au sélectionneur Del Bosque, disposé à l’attendre jusqu’au bout, qu’il ne serait pas de l’aventure.

Dès lors, il avait légèrement ralenti son rythme de rééducation, réapparaissant finalement avec son club pour le premier match de Liga au Camp Nou, contre la Real Sociedad (5-1), et célébrant là encore son retour d’un but plein d’à-propos.

Sa traversée du désert, Villa l’aura vécue avec détermination, mais aussi quelques moments de découragement. Plutôt que de céder au blues, l’avant-centre, privé de ballon, aura cherché à se rendre utile d’une autre manière.

Toujours très proche de sa terre natale, les Asturies, «el Guaje» a ainsi rendu visite cet été aux mineurs de cette région, entrés en grève suite à l’annonce du gouvernement espagnol de la fin des subventions à ce secteur en crise.

Mardi contre la Géorgie, même si c’est depuis le banc, il repartira lui aussi au charbon, mais avec la joie de se savoir à nouveau en mesure d’épauler les siens.