traite des êtres humains

De jeunes footballeurs africains exploités

Ils seraient 300 à 400 footballeurs africains, âgés de 16 à 23 ans, auxquels des agents mal intentionnés ont promis la gloire en Europe, et notamment en Belgique, en échange de sommes plantureuses. Livrés à eux-mêmes une fois sur place, ces «damnés du foot» ont trouvé une main tendue auprès de la Fondation Samilia, qui lutte contre la traite des êtres humains. «Nous interpellerons le ministre des Sports, André Antoine, dans les prochains jours afin qu’une enquête soit faite sur les conditions de vie de ces jeunes en Belgique», annonce Samilia.

«Des agents recrutent en Afrique de l’Ouest en faisant croire aux jeunes qu’ils sont talentueux et qu’une place dans un club prestigieux d’Europe leur est garantie, explique Aloys Nong, ambassadeur de la Fondation Samilia et attaquant au RAEC Mons. Aveuglés par leur rêve, les jeunes ruinent leur famille – le voyage coûte 5 000 euros – mais ne disposent que d’un visa touristique qui ne leur laisse bien souvent qu’une semaine pour trouver un club et assurer leur avenir.»

«La Belgique est devenue la plaque tournante de ce trafic. Le salaire minimum que doit gagner un footballeur pour pouvoir bénéficier du statut de joueur professionnel est bien plus bas ici. C’est pour ça qu’ils tentent leur chance en Belgique. C’est un problème dû au laxisme des autorités», affirme Samilia.