FOOTBALL

« La Croatie, ce n’est pas que Modric »

« La Croatie, ce n’est pas que Modric »

Igor Simac éprouve quelques problèmes : il lui est difficile de ne garder que onze joueurs au coup d’envoi…

AFP

Igor Simac refuse l’étiquette de favori à ce stade-ci. Il a décelé des carences offensives lors du match des Diables à Cardiff.

Igor Stimac, les premiers résultats l’ont confirmé : ce sera déjà le premier duel entre les deux favoris du groupe ce mardi soir…

Je ne suis pas d’accord avec ceux qui voient des écarts énormes dans ce Groupe A. Je n’éliminerais pas déjà l’Écosse et le Pays de Galles de la course. Si une différence de classe existe, elle doit toujours se prouver sur le terrain pendant 90 minutes. Mais je reconnais que la Belgique est notre rival le plus sérieux.

La Croatie qui sort d’un bon Euro n’est pas au-dessus du lot ?

Le championnat d’Europe, c’était déjà il y a trois mois. Je ne vous dirai si on est favori qu’après le match contre la Belgique.

Vous avez visionné la victoire des Belges au Pays de Galles ?

J’ai surtout remarqué que vous n’avez pas su marquer sur une phase de jeu contre un adversaire réduit à dix pendant plus d’une heure. Il vous a fallu deux phases arrêtées pour gagner. Ça montre que cette équipe éprouve des difficultés à se créer des occasions.

D’autres points faibles chez les Diables ?

Je préfère ne pas répondre à cette question. D’ailleurs, j’ai lu vos journaux. Je n’y ai trouvé aucune critique. Ça crée une atmosphère positive qui compte en football. J’aimerais pouvoir en dire autant mais chez nous les humeurs sont plus volatiles. Vous disposez de la plus belle génération de joueurs que votre pays ait connue. Je ne compte pas les titres de champion que cette sélection belge a remporté dans les grandes compétitions. Cependant je ne suis pas certain qu’ils parviendront à décrocher les mêmes résultats que leurs prédécesseurs ont accumulés pendant des années. Mais il est évident que vous avez du talent dans chaque ligne. À commencer par Kompany et Vermaelen, deux défenseurs de classe mondiale. Pour les contourner, mon équipe devra se montrer très créative et passer par les flancs.

En tant que sélectionneur, vous avez été soulagé que le transfert de Luka Modric au Real Madrid soit enfin finalisé ?

J’en suis très heureux. Cette situation me préoccupait depuis plusieurs mois. Je suis certain que Modric sera bientôt à 100 %. Ce qu’on ne peut attendre de lui en ce moment car il ne s’est plus entraîné en club depuis deux mois et demi. Il a bien géré cette situation difficile grâce à son moral d’acier. Je n’ai pas apprécié l’attitude de Tottenham qui lui avait promis qu’il pourrait partir pour une certaine somme. Cette parole, ils ne l’ont pas tenue. Mais attention, la Croatie, ce n’est pas que Modric. Je dispose de 23 joueurs et c’est un casse-tête pour n’en garder que onze au coup d’envoi. La seule difficulté en ce mois de septembre est qu’il faut composer avec des états de forme très différents.

Votre vis-à-vis a décidé de faire marquer Modric par Defour. Cela vous contrarie ?

Non, c’est bien pour nous. Luka est un gars très difficile à suivre…