FOOTBALL

Les Diables rouges font à nouveau recette

Les Diables rouges font à nouveau recette

Les Diables suscitent à nouveau l’intérêt des supporters et celui des sponsors qui jugent le « produit à nouveau sexy ».

Belga

L’équipe nationale belge suscite beaucoup d’intérêt. Du public mais aussi des sponsors qui se bousculent à la porte. Une bonne chose pour le football amateur.

Benjamin Goeders, vous êtes en charge du sponsoring au sein de l’Union belge. Est-ce que l’engouement populaire se traduit également au niveau commercial ?

Il y a deux aspects, celui lié à la vente d’abonnements et l’autre lié au sponsoring.

Au niveau des supporters, on atteint le chiffre de 10 000 abonnements avec des ventes de tickets qui nous font presque croire que l’ensemble de la campagne sera sold-out. Ce qui représente près de 50 000 personnes.

Le deuxième point, l’aspect plus commercial, est beaucoup plus important pour nous. Même s’il faut savoir que nous sommes déjà sold-out en termes de sponsoring avant le début de cette campagne.

Parce que les entreprises sentaient ce renouveau de l’équipe belge ?

Les sociétés sont ce qu’elles sont, la crise économique est ce qu’elle est. Aujourd’hui une société n’investit pas juste sur les Diables rouges parce que les résultats sont là mais parce qu’il y a un produit qui a été structuré pour le préparer le plus possible à la vente. On a été tellement soumis à de mauvais résultats ces dernières années qu’on s’est décarcassés pour rendre le produit le plus sexy possible. Et depuis l’Autriche et l’engouement pour les Diables, il y a eu une sorte de déclic de la part des annonceurs qui ont trouvé le produit particulièrement sexy, même quand les résultats n’étaient pas là. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de possibilité d’être sponsor. Toutes les places sont prises.

Combien sont-ils exactement ?

Il y a un listing de dix top sponsors de l’Union belge. Ce sont des sociétés qui ont une exclusivité sectorielle. Il y a aussi le nouvel équipementier des Diables rouges. Puis vous avez la Loterie Nationale, le partenaire institutionnel. Ainsi que, côté francophone, RTL et, en Flandre, la VRT. Enfin vous avez aussi de plus petits partenaires qui ne sont pas top sponsor mais qui investissent tout de même des montants annuels assez conséquents. Et l’avantage aujourd’hui c’est qu’il n’y a plus de place. Il y a une liste d’attente.

Ne pourrait-on pas élargir la liste ?

Avant de pouvoir l’élargir, il faut pouvoir accorder à nos partenaires une visibilité minimale correcte. Et puis ce ne serait pas très correct envers les sociétés qui sont pour la plupart partenaires de la fédération depuis de longues années, qui ont connu une longue période de vaches maigres et de leur dire aujourd’hui que nous allons élargir. C’est un petit peu trop fort. Attendons de voir comment se déroule la campagne de qualification.

Parlons gros sous. Combien est-ce que ça coûte aux sponsors ?

Un sponsoring à l’Union belge de football, ça peut aller de 300 000 à 500 000 euros par an. Et à côté de cela, vous avez des sponsors qui vous achètent des tickets. Ce ne sont pas des montants fixes.

Et à quoi sert cet argent ? À payer le sélectionneur et le staff ?

L’Union belge, c’est 150 employés, 11 000 matches tous les week-ends. Nous avons toute une série de choses à financer. Payer l’entraîneur et les joueurs, ce n’est pas ce qui coûte le plus cher. La fédération est une grosse entreprise qui est une ASBL et dont le but est de réinjecter 100 % des bénéfices dans le football. Plus les Diables performent, plus il y a des opportunités de faire rentrer de l’argent dans les caisses de la fédération et plus cela sera bénéfique à l’ensemble du football. Les Diables ont sur leurs épaules la réussite de toute une série de projets que l’Union belge essaie de mener à bien.