FRANCE

Bernard Arnault affirme qu’il paiera ses impôts en France

Bernard Arnault affirme qu’il paiera ses impôts en France

« Je suis et je resterai fiscalement domicilié en France », affirme Bernard Arnault.

AFP

Le patron de LVMH Bernard Arnault, au coeur d’une polémique après sa demande de double nationalité franco-belge, a réaffirmé ce dimanche qu’il continuerait «comme tous les Français» à payer ses impôts en France.

L’homme d’affaires a également récusé toute «interprétation politique» à sa démarche.

«Je suis et je resterai fiscalement domicilié en France et à ce titre, je remplirai, comme tous les Français, l’ensemble de mes obligations fiscales», a déclaré M. Arnault.

«Notre pays doit compter sur la contribution de chacun pour faire face à une crise économique profonde», a-t-il souligné, en assurant que sa «démarche personnelle engagée depuis plusieurs mois» en Belgique «ne doit faire l’objet d’aucune interprétation politique», a poursuivi le patron de LVMH, numéro un mondial dans le secteur du luxe.

L'homme le plus riche de France avait déjà démenti la veille tout exil fiscal en Belgique. Une source proche du dossier jointe avait évoqué samedi sans plus de détails un « projet » d'investissement « sensible », « qui serait facilité par le fait que Bernard Arnault ait la nationalité ».

Les politiciens se mêlent au débat

Egalement interrogé, un fin connaisseur du groupe avait, sous couvert d'anonymat, avancé la piste d'un « lien avec Albert Frère », milliardaire belge ami de M. Arnault.

Ce dimanche, les réactions politiques se sont encore succédées. A droite, l'ancien ministre UMP (droite, opposition) des Petites et moyennes entreprises, Frédéric Lefebvre, a appelé à ne pas lancer des « anathèmes » contre le patron de LVMH.

La présidente du parti d'extrême droite Front National Marine Le Pen s'est dite de son côté « très choquée » par la démarche de naturalisation et a estimé qu'elle donnait « un très mauvais exemple ».

Au Parti socialiste (majorité), le ministre délégué à l'Economie solidaire Benoît Hamon a jugé la démarche « pas très patriote » tandis que le porte-parole du parti David Assouline a accusé la droite de vouloir « instrumentaliser » l'affaire, afin d'« encourager » l'évasion fiscale.