Les spécialistes du stop motion (l’animation image par image, quoi) ont encore frappé. Cette fois-ci, les studios Aardman quittent le plancher des vaches – on est toujours sous le charme de Chicken Run et de Wallace et Gromit – pour prendre le large et voguer aux côtés de fiers boucaniers. Une bande de bras cassés en fait commandée par le Capitaine Pirate (Hugh Grant en V.O.). Celui-ci rêve de devenir une terreur des mers et… de gagner le prix du Pirate de l’année. Ce qui lui vaudrait la reconnaissance de ses pairs. Pour se faire, il n’a pas le choix : il doit amasser un sacré butin pour battre ses adversaires, les terrifiants Liz Lafaucheuse et Black Bellamy. Mais encore faudrait-il que le flibustier au grand cœur se préoccupe un peu moins de son drôle de «perroquet» et un peu plus des cales de son navire qui sont désespérément vides…

Les Pirates, bons en rien mauvais en tout, c’est d’abord un joyeux capharnaüm. On y croise pêle-mêle Charles Darwin, la reine Victoria, un singe majordome absolument irrésistible… dans des situations complètement absurdes. Et qui font mouche. De toute façon, Peter Lord pourrait nous parler de l’élevage de chèvres en Papouasie Nouvelle-Guignée qu’on serait toujours aussi émerveillé. Et pour cause, le film, d’une beauté visuelle à couper le souffle, est à ce point truffé de détails qu’on en reste bouche bée. La magie continue avec les bonus où le travail de bénédictins abattu par les animateurs est mis en exergue.

M.B.

Sony