Kroll, Vado, et compagnie. «On se connaît bien, j’ai déjà invité certains collègues à souper à la maison. On se rencontre à des festivals, foires du livre, aux expos. On a chacun son média, on ne se marche pas sur les pieds non plus. Je n’aime pas regarder ce que les autres font au moment ou je le fais. S’il se passe quelque chose et que je vois un dessin de Clou dans la Libre Belgique, qui est très drôle, ça risque de me bloquer. Par contre, c’est toujours intéressant de voir lors d’une exposition ce que les autres dessinateurs ont fait sur le même sujet.»

Press cartoon Belgium, qui organise les expos de dessins de presse à Knokke chaque année, a remis deux fois son second prix à Jacques Sondron. «C’est un organisme indépendant qui regarde tous les dessins qui paraissent en Belgique pour sélectionner 1 à 4 dessins par jour, et en garde 150, pour les soumettre à un jury.» Mais le dessinateur wanzois a demandé à être retiré de la sélection. «Il n’y a plus qu’une seule personne qui sélectionne les 150 dessins, et c’est donc forcément très personnel : ça représente son humour. Et puis l’année dernière, j’ai appris que dans le jury, il y avait des personnes qui faisaient une émission de radio avec l’un des dessinateurs. Et j’ai préféré me retirer avant le vote et ne plus sélectionner mes dessins, plutôt que de rouspéter sur les résultats. Je ne dis pas qu’il y a eu tricherie, tous ceux qui sont récompensés méritent leur place.»

La télévision. Jacques Sondron travaille pour Canal C depuis plus d’un an. «C’est une émission où les journalistes passent l’actualité en revue. Je fais 5 à 6 dessins en direct.» Un exercice auquel il s’est habitué grâce à son expérience dans des conférences : «Là, le principe, c’est d’écouter les gens parler et de trouver des idées. Avec parfois un petit peu de préparation… Quand c’est une conférence scientifique, je dois essayer de comprendre de quoi on parle. J’ai fait un truc sur la physique quantique, et là, j’étais largué! Je ne savais pas qu’on pouvait parler français et ne rien comprendre

«J’ai participé à une émission de radio, à la RTBF, mais le concept était bizarre : passer à la radio pour expliquer le dessin du jour, ça n’avait pas de sens

Courrier international. On voit parfois les dessins de Sondron dans ce magazine français renommé. «C’est une belle carte de visite, reconnaît-il. Les articles qu’ils reprennent dans le monde entier, ils les illustrent principalement avec des dessins venus du monde entier, de 600, 700 dessinateurs différents. Ils reprennent un dessin tous les jours sur leur site internet… Ils m’en prennent une bonne vingtaine par an sur le site, qu’ils repassent parfois dans leur magazine ou qu’ils revendent à des journaux français. »

Nos dernières videos