Saint-Guilhem : la route du paradis

Saint-Guilhem : la route du paradis

Les Gorges de l’Hérault (dans le département du même nom) et le petit village de Saint-Guilhem-le-Désert : tout simplement splendide…

ÉdA – 201299059224

Entre le pont du Diable et le chemin du Bout du monde, le petit village légendaire de Saint-Guilhem-le-Désert s’accroche solidement aux parois de la montagne.

L’endroit (superbement restauré et efficacement préservé) attire, chaque année, des foules de touristes. On entre dans une vallée de légende(s) : là où, certains soirs, l’Hérault se met à rire, à gorge déployée.

Tout comme la place devint, au Moyen Âge, un point de passage obligé, sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, l’endroit est, aujourd’hui, considéré comme un haut lieu de villégiature. La zone géographique regroupant Saint-Guilhem-le-Désert et quelques villages alentours (Aniane, Puéchabon, Montpeyroux, Saint-Jean-de-Fos) a, d’ailleurs, récemment obtenu le label Grand Site de France. Cette distinction récompense légitimement la richesse et la valorisation d’un superbe patrimoine naturel et de quelques authentiques trésors architecturaux.

Il y a, effectivement, là tant de choses à voir. Sans doute, est-ce pour cela que les opérateurs touristiques locaux ont conçu un espace (la Maison du grand site) spécialement dédié à l’accueil des visiteurs. Cette aire est devenue le point de départ de toutes les activités – et elles sont nombreuses – proposées dans les environs. Visites classiques, activités davantage sportives (randonnées pédestres ou à VTT), baignade, dégustation de produits locaux, etc. : l’éventail est très large. Avantage non négligeable : un service de navettes (gratuites) est assuré, au départ d’un vaste parking.

Des entrailles au zénith

Alors, faites votre choix…

Sur la place médiévale de Saint-Guilhem, se déploie un surprenant platane (planté là, en 1855). Accroché aux portes de bon nombre de maisons, un chardon (appelé ici cardabelle) séché prévient, l’habitant ou le voyageur, de l’arrivée de la pluie, en refermant son cœur. Ci et là, des fontaines d’eau potable rappellent le passage des pèlerins.

L’abbaye (avec sa crypte préromane, son cloître, son orgue historique) et son musée (présentant quinze siècles de sculpture) raviront assurément les passionnés d’architecture et autres curieux qui profiteront cette étape pour prendre un peu d’ombre et de fraîcheur.

Explorer, grimper, pêcher, marcher, nager, pédaler, pagayer, galoper : les (bonnes) occasions de partir à la découverte de la nature ne manquent assurément pas.

Point stratégique de ralliement : le pont du Diable (auquel, raconte la légende, Guilhem s’était engagé à livrer l’âme de la première personne traversant l’édifice, en échange de sa construction).

Non loin de là, dans la grotte de Clamouse, à travers le son et la lumière, le spectacle «Cathédrale du Temps» conte, à chaque visite, l’histoire d’une goutte d’eau, au fil des siècles.

Et tout reste possible. De la fascination (souterraine) à l’ivresse (des grands espaces), il n’y a que quelques pas. Tout en haut du village de Saint-Guilhem, au-delà du cirque de l’Infernet, le (bien nommé) chemin du Bout du monde se perd dans la montagne.

Ouvrez grands les yeux. C’est beau.

www.saintguilhem-valleeherault.fr

www.herault-tourisme.com