Antoine, inséparable de ses perruches d’Océanie

Antoine, inséparable de ses perruches d’Océanie

Reproducteur assidu, lors de sa parade, le mâle Barraband effectue de brèves envolées autour de sa femelle.

ÉdA – Jacques Duchateau

Les perruches occupent une part des temps libres d’Antoine Paulus. Son plaisir est d’élever et sélectionner de grands oiseaux sains et colorés.

Elles profitent de l’espace des volières pour étaler leur plumage coloré et chanter à tue-tête. Ce sont des perruches inséparables. Inséparables, c’est le nom de l’espèce de taille plus modeste, et bien représentée dans l’élevage d’Antoine Paulus. L’élevage des psittacidés n’a plus de secret pour le maître des lieux; son grand-père et son père lui ont légué tous leurs savoirs sur la reproduction et la manière de prendre soin de ces oiseaux venus d’Océanie, d’Amérique du Sud ou d’Afrique selon les espèces.

Des colonies de perruches géantes, aux couleurs éclatantes, voisinent des oiseaux de taille plus petite, mais visiblement bien apparentés car aussi chamarrés. Barraband, ce sont les voisines. De beaux grands oiseaux originaires du sud-est australien qui peuvent atteindre 41 cm à l’âge adulte.

« Une perruche élevée à la main s’apprivoise facilement, un peu comme un perroquet qui fait partie de la même famille. Mais je ne pratique pas cela», explique Antoine en nous dévoilant ses protégés multicolores en train de goûter à la pluie de septembre. «Cela ne les dérange nullement. Elles sont acclimatées à nos latitudes, même l’hiver elles se baignent.»

L’homme, maçon de profession, ne s’intéresse pas vraiment aux perruches ordinaires, comme les ondulées vendues en animalerie. Ce qu’il apprécie, ce sont les concours et les bourses d’échange. Pour perfectionner la souche et améliorer l’espèce. Par croisements, les éleveurs modifient la couleur des yeux et des plumages. Un slaty bleu en témoigne.

Bien entretenues depuis des décennies, les volières lumineuses ne sont pas chauffées. Comme les enclos donnent sur l’extérieur, les grillages ont été doublés pour protéger les perruches des rapaces menaçants. Tous granivores, les oiseaux aux couleurs vert-rouge-jaune-orange disposent d’un nichoir adapté à leur taille et leurs mœurs.

« Je leur fournis aussi des branches de saule pour qu’elles se construisent elle-même un nid dans le gîte que je fabrique en bois. C’est mieux que de la sciure ou de la paille.» L’amateur de perruche veille également au grain. La nourriture est soigneusement sélectionnée. Elle se constitue d’un mélange de tournesol, de millet, d’avoine, d’alpiste… À cela il ajoute un complément de fruits et légumes qui s’additionnent à un pâté aux œufs, complément idéal en période de reproduction.

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