Dans le salon d’Émilie

Sortie en poche pour un des gros succès en librairie de l’année dernière, Le salon d’Émilie d’Emmanuelle de Boysson. Alors que la suite La revanche de Blanche est toujours dans les rayons, l’auteur Emmanuelle de Boysson évoque pour nous tout le plaisir d’écrire des romans historiques. «C’était une grande découverte pour moi et je dois avouer que je ne me suis jamais sentie aussi libre… C’est un roman contemporain dans une trame romanesque historique, ici le XVIIe siècle.» Au milieu des précieuses, la jeune Émilie tente de se protéger des coups bas… «Je me suis documentée, j’ai beaucoup appris sur le XVIIe siècle, poursuit Emmanuelle de Boysson, j’ai beaucoup lu aussi, j’adore les auteurs de cette époque. J’ai voulu rentrer dans les détails mais d’une façon légère. Mon but c’est de se retrouver dans le passé avec des personnages d’aujourd’hui.»

On découvre à travers l’histoire de la jeune Émilie les rues de Paris «la place Royale devenue des Vosges n’a guère changé. J’ai aussi refait la topographie des châteaux, restitué les intérieurs, c’était très amusant.»

Les femmes sont au centre de ce qui sera une trilogie – le dernier roman, Oubliez Marquise paraîtra en avril prochain – et particulièrement, dans le premier, les précieuses qui deviendront ridicules avec Molière. «C’est un thème qui me passionne depuis toujours ces relations entre femmes qui oscillent entre amitié et rivalité. Elles me font rire. Moi qui n’ai pas toujours des liens faciles avec les femmes, j’ai découvert qu’elles pouvaient aussi être très proches. Et leurs salons sont des lieux où sont nées les idées nouvelles.»

Un poche à glisser dans son sac pour prolonger l’été.

M.F.G.

Emmanuelle de Boysson, Le salon d’Émilie, J’ai lu, 412 p., 7,60 €.