À la bibliothèque de psycho de l’UCL, les encyclopédies prennent les poussières. Elles ne sont plus des références «Il y a autant de fautes dans Universalis que dans Wikipédia,» constate la directrice Anne Spoiden.

L’ordinateur a envahi la bibliothèque : les étudiants consultent sur leur portable via le wifi de la bibliothèque les abonnements aux revues, aux encyclopédies en lignes, les livres…

«Wikipédia a du succès auprès des étudiants, dit la directrice de la bibliothèque. Mais on leur apprend à recouper : un exercice consiste à ajouter une grosse bêtise sur Wikipédia, et regarder combien de temps il faut pour la corriger

Larousse a choisi le gratuit

Si dans les années 70-80, les encyclopédies ont connu un essort, elles ont commencé à souffrir dans les années 90-2000 «Bien avant l’arrivée de Wikipédia », constate Carine Girac Marinier, directrice du département encyclopédie et dictionnaire chez Larousse.

L’éditeur français a fabriqué moins d’encyclopédies et a réduit le nombre de volumes. Puis il a lancé des encyclopédies multimédias dans les années 80-90, et le site gratuit Larousse.fr, il y a quatre ans de cela. «Wikipédia est une encyclopédie très vaste. Nous, nous avons limité à 200 000 articles, pour correspondre au cœur de cible : famille, scolaire, culturel. La cible est atteinte : il y a des pics de fréquentation le mercredi et le week-end. Nous avons 25 millions de visiteurs.»

A. S.