Antoine est contributeur pour Wikipédia. Il amorce l’ébauche d’un article, corrige l’orthographe, réalise des graphiques.

Il y a des gens derrière les articles que l’on consulte dans Wikipédia. En affichant l’historique de l’article, la liste des noms qui ont participé à son élaboration. L’un a écrit, l’autre a traduit ou corrigé, réalisé une infographie… Antoine Motte, 22 ans, fait un peu de tout.

S’il a suivi des études de théâtre au Conservatoire royal de Bruxelles, ses domaines de compétences sont larges. «J’aime créer des dessins, améliorer des photos, des schémas… J’ai appris grâce à Wikipédia. Aujourd’hui, je suis en mesure de donner des conseils aux autres.» Antoine est contributeur depuis décembre 2007. Parfois, ses contributions sont visuelles, orthographiques… Il aussi amorce l’élaboration d’un nouvel article, en comptant sur «l’effet piranha», espérant qu’en voyant un petit article vide sur les fables de La Fontaine, les contributeurs seront motivés pour ajouter des informations.

Quelles règles ?

Il y a cinq règles de base sur Wikipédia : le site est une encyclopédie, il recherche la neutralité de point de vue, il est publié sous licence libre (le contenu peut être utilisé par n’importe qui, pour tous les usages), il suit les règles du savoir vivre (pas d’insultes en ligne… en théorie) et n’a pas d’autres règles fixes : tout est négociable, place à l’audace.

Il suffit de se lancer pour devenir contributeur, soit en créant un compte, soit sous son adresse IP. Toutes les informations que vous écrirez doivent venir d’une source secondaire : un livre, un article, un site… Pas de travail inédit sur Wikipédia, comme l’explique Antoine : « À l’époque de Gallilée, on aurait écrit : “La Terre est plate.” Mais la neutralité de point de vue aurait imposé qu’on signale la thèse de Gallilée. »

Antoine Motte passe beaucoup de temps sur Wikipédia… Il s’intéresse à d’autres projets, comme Wikimedia commons (qui accueille les photos, vidéos et sons : 13,3 millions de fichiers), Wikisource (bibliothèque en ligne qui rassemble des textes dans le domaine public) et le Wictionnaire (2,8 millions de mots). Mais l’encyclopédie en ligne n’empiète pas sur sa vie sociale : elle lui a même permis de rencontrer des nouvelles personnes, et d’aller boire un verre avec des contributeurs dont il avait fait la connaissance en ligne…