Le casse-tête des petites parcelles

Lorsqu’une forêt est divisée en plusieurs parcelles appartenant à différents propriétaires, sa gestion est parfois désordonnée.

OEWB

Plus de la moitié des surfaces boisées wallonnes (53 % exactement) appartient à des propriétaires privés. Lesquels sont 100  000… environ : les chiffres datent des années septante, avoue Vincent Colson (OEWB). L’anecdote révèle que ces petits propriétaires n’ont pas toujours bénéficié du suivi et de l’accompagnement nécessaire pour gérer au mieux leurs parcelles.

Il faut dire que 20 % de la forêt wallonne appartient à des petits propriétaires privés, possédant moins de dix hectares. Un tel morcellement en petites parcelles peut-être un véritable casse-tête en termes de gestion forestière. Parfois, des parcelles sont simplement laissées à l’abandon, alors qu’elles pourraient être exploitables.

Un diagnostic pour savoir quoi faire de sa parcelle

L’OEWB a voulu prendre en compte ces petits propriétaires. Une Cellule d’appui à la forêt privée a donc été créée, dans le but d’aider les petits propriétaires privés à valoriser leurs ressources forestières.

Il est ainsi possible d’obtenir une visite de diagnostic personnalisée sur le terrain, pour cerner les opérations à effectuer (types d’arbres présents dans la parcelle, travaux d’exploitation, coupes, etc.)

Dans certaines zones, très morcelées, que se partagent parfois des dizaines de propriétaires différents, la Cellule mènera d’initiative des projets d’actions groupées entre les propriétaires pour mieux mettre en valeur le morceau de forêt qu’ils partagent. Et éviter la gestion anarchique d’un même massif forestier.

A. Mo.