SANTE PUBLIQUE

Le virus Schmallenberg entame son déclin

Le virus Schmallenberg entame son déclin

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Reporters / DPA

Après avoir atteint son apogée, le virus Schmallenberg, apparu fin de l’année dernière en Belgique, a entamé son déclin. Le nombre d’entreprises contaminées augmente à peine.

Selon les données les plus récentes de l’Afsca, le virus Schmallenberg a été découvert dans 576 exploitations - 407 dans des exploitations bovines, 167 dans des ovines et 2 dans des caprines. Il s’agit donc à peine de 40 de plus qu’il y a deux mois.

«Le virus a atteint son apogée», confirme un porte-parole de l’Afsca. «Cela s’explique du fait que la période de vêlage chez le bétail est passée.» Beaucoup d’animaux ont entre-temps acquis une immunité, ce qui implique que le virus devrait être moins présent dans les années à venir.

Les dégâts économiques du virus restent quant à eux limités, selon le Boerenbond, surtout dans les élevages bovins.

Pas la même ampleur que la langue bleue

«Le virus Schmallenberg n’a heureusement pas eu la même ampleur que le virus de la langue bleue», concluent l’Afsca et le Boerenbond. Le virus de la langue bleue, qui a connu son apogée en 2007, avait en effet engendré la mort de milliers d’animaux et des dégâts s’élevant à des dizaines de millions d’euros.

Le virus de Schmallenberg a été identifié en novembre 2011 en Allemagne sur plusieurs échantillons provenant de bovins et d’ovins. Chez les ovins, le virus provoque des avortements, de la mortinatalité et des malformations congénitales. Chez les bovins, les symptômes sont assez généraux (fièvre, perte d’appétit) et disparaissent au bout de quelques jours. Il n’existe aucun vaccin ou remède contre le virus, mais il ne représente aucun risque pour la santé humaine.