Une excursion avec Sigrid, la Belge

voyage de Tom et sa famille dans la mer des Caraïbes, Sigrid Greven ÉdA T. E.

Nous ne sommes évidemment pas les seuls à partir en grand voyage en voilier et en famille. Nous avons ainsi rencontré des familles venues de tous les horizons, avec des projets propres. Il y avait des Russes, des Polonais, des Anglais, des Français, des Hollandais, des Allemands, des Américains, des Sud-Africains, des Italiens, et aussi quelques navigateurs… belges!

Nous en avons rencontré fugacement qui venaient de Charleroi, de Liège, Visé, entre autres. Et puis, il y avait Sigrid. Une Belge, partie de Blankerberge sur son voilier en acier de 10 mètres, pour un voyage de quatre années. Seule. Avec parfois des équipiers. Nous l’avons rencontrée à Grenade où Pile Poil était amarré juste à côté de son bateau, appelé Lucky Bitch. Deux voiliers battant pavillon belge côte à côte à l’autre bout du monde.

Sigrid Greven est une solitaire, qui affiche une détermination sans faille. Et toujours aux petits oignons pour son embarcation. Elle la bichonne avec beaucoup d’attention, «Ben oui, c’est ma maison pour quatre ans», dit-elle alors.

Mais cela ne l’empêche pas de laisser la clé de 18 sur le côté pour se lancer dans une excursion improvisée en famille. Nous avons tous en mémoire une promenade (expédition est un mot plus juste) dans la forêt tropicale de Grenade. Il avait plu la veille et les sentiers ressemblaient à des patinoires. Nous cherchions une cascade «magnifique et pas renseignée sur les cartes» cachée quelque part dans la brousse. Nous avons marché, escaladé, glissé, fait de l’équilibrisme, mais nous n’avons jamais trouvé. Ce sont finalement des locaux avec des machettes, rencontrés dans la forêt, qui nous apprendront que la fameuse cascade se trouve à 4 heures de marche et que «c’est très difficile d’y arriver». Du coup, on a fait demi-tour. Mais c’était beau! Nos routes se sont séparées en Martinique. Mais nous restons en contact.