enseignement secondaire

Recours: 1.166 dossiers introduits en 2011

Recours: 1.166 dossiers introduits en 2011

N’hésitez pas à exiger une copie de l’examen de votre enfant pour comprendre d’où vient le problème.

IMAGEGLOBE

En 2011, 1 166 dossiers de recours ont été introduits dans l’enseignement secondaire. La preuve que les parents sont mieux informés.

Mon enfant a-t-il réussi ou non son année de secondaire? Peut-être va-t-il pouvoir passer dans la classe supérieure moyennant certaines restrictions… Le verdict ne saurait tarder. Avec, pour certains, quelques déceptions à la clé. De là à accepter la décision prise par le conseil de classe sans broncher? Allons donc, des procédures de recours existent en cas de désaccord.

Et le mot semble circuler de mieux en mieux. En 2011, ce sont ainsi 1 166 dossiers de recours qui ont été introduits (soit 0,345 % de dossiers sur l’ensemble de la population scolaire, tous réseaux confondus, dans l’enseignement secondaire). Le phénomène ne touche donc qu’une minorité d’élèves mais est en légère augmentation : seuls 764 dossiers avaient été constitués en 2004 (soit 0,216 % par rapport au nombre total d’élèves).

« Les parents sont sans doute mieux informés »

Le signe que les mentalités changent, que l’autorité de l’institution scolaire est de plus en plus contestée? «C’est sûr qu’il y a quelques années, lorsqu’un enseignant remettait une note à un élève, celle-ci n’était pas remise en question, commente Jessica Mathy, chargée de communication à la Fédération des associations des parents de l’enseignement officiel. Mais cela ne signifie pas que nous traversons une phase de rébellion. D’ailleurs, la logique qui prévaut ici n’est pas conflictuelle. Tout est affaire d’information. À mon sens, la légère hausse du nombre de recours s’explique ainsi par le fait que les parents sont sans doute plus au courant des démarches à effectuer.»

Délais à respecter, quantité de paperasses à remplir… la procédure impose effectivement toute une marche à suivre. Et dans ces conditions, ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Tout recours passera d’abord par une tentative de conciliation interne au sein de l’établissement scolaire. «Certaines petites limites ne sont toutefois pas favorables à l’élève et ses parents. Exemple, la procédure interne doit être clôturée pour le 30 juin alors que l’annonce de l’échec tombe parfois ce jour-là, dans le courant de l’après-midi.»

Si le recours interne ne donne pas satisfaction, l’élève, s’il est majeur, ses parents, s’il est mineur, peut/peuvent introduire un recours externe (attention une fois de plus au délai). «Dire que votre progéniture est la tête de turc de l’enseignant ne vous permettra en aucun cas d’obtenir gain de cause. Il s’agit d’apporter un fait nouveau qui éclairera la situation. Imaginons qu’un droitier s’est cassé le bras droit et n’arrive pas à tenir une équerre. L’école a été prévenue mais le jour de l’examen de math, elle ne met pas à la disposition de l’élève les outils nécessaires pour qu’il puisse compléter les exercices de géométrie. Ses parents pourraient alors juger que son échec n’est pas dû à une mauvaise compréhension de la matière, certificat à l’appui. Évidemment, rien n’oblige le conseil à abonder dans leur sens…»

Décision revue dans 20 % des cas

En 2011, sur les 1 166 dossiers introduits, 258 – un peu plus d’un sur cinq donc – se sont soldés par une révision de la décision du conseil de classe. «Mais avant d’en venir aux grands moyens, il est préférable de demander des éclaircissements», conseille Jessica Mathy.

Comme de s’enquérir auprès du professeur de la grille d’évaluation qu’il a utilisée (connaissance de la matière, respect des consignes, orthographe…), d’exiger du chef d’établissement qu’il fournisse la motivation précise de la décision prise par le conseil de classe et de demander à pouvoir consulter la copie d’examen de sa fille ou de son fils.

Tout savoir sur les procédures de recours :