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Les troubles de l’attention et l’hyperactivité seraient génétiques

Les troubles de l’attention et l’hyperactivité seraient génétiques

Une étude de chercheurs anglais vient de démontrer que les troubles de l’attention seraient d’origine génétique. Une spécialiste belge l’assure : ce sont les conséquences de la maladie qu’il faut prendre en charge.

5 % de la population sont touchés par le syndrome du TDAH (Troubles de l’attention avec hyperactivité). Les parents qui se trouvent face à des enfants atteint de ce syndrome sont souvent démunis : troubles du comportement, agressivité, mauvais résultats scolaires pourrissent le quotidien de la famille. Souvent, c’est la culpabilité qui prend le dessus, les parents pensant que l’éducation ou le milieu sont essentiellement responsables du TDAH de leur progéniture.

L’étude menée par des chercheurs anglais et publiée dans la revue scientifique The Lancet devrait cependant les rassurer un peu. Ils ont en effet mis en exergue le fait que le TDAH était d’origine génétique et n’avait donc rien à voir avec l’environnement social.

En fait, les personnes atteintes de ce syndrome auraient une petite séquence d’ADN manquante ou, au contraire en double. Ce qui provoquerait des troubles neurologiques.

Soigner les conséquences

Hélène Delory, criminologue, intervenante sociale et spécialiste du TDAH, cette étude n’a rien de surprenant.

«Effectivement, les médecins admettent de plus en plus que la cause est essentiellement génétique» dit-elle. «Même si un accident dans la petite enfance ou l’intoxication tabagique de la mère durant la grossesse peuvent aussi intervenir. «Par rapport à la maladie en tant que tel, on ne peut rien faire. Ce qu’il y a d’important, c’est de gérer les conséquences sociales».

Et elles peuvent être nombreuses et prendre différentes formes.

« Cela peut s’exprimer par des difficultés scolaires, de l’impulsivité, des difficultés sociales. En fonction, il faut se faire aider d’un psychologue comportementaliste ou un logopède. Car tous les troubles de l’attention ne sont pas forcément associés à de l’hyperactivité.»

Le syndrome, conclut Hélène Delory, n’est cependant pas plus présent qu’auparavant comme on pourrait le croire. «C’est juste qu’on les repère plus vite».


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