Il y a deux mois, le groupe MR au Parlement wallon avait déposé une proposition de décret portant sur l’instauration d’un parcours d’intégration obligatoire pour les primo-arrivant.

Il avait été recalé en commission « pour des raisons qui ressemblaient plus à des excuses » selon les termes du chef de groupe MR libéral, Willy Borsus.

Ce mardi, vu le contexte, le MR reviendra à la charge en commission et proposera un texte modifié en fonction des différentes remarques qui avaient été faites lors de la première tentative.

Mais, fondamentalement, rien n’a jamais puisque les Réformateurs insistent sur deux points pour eux capitaux.

D’abord, le caractère obligatoire du parcours d’intégration.

« Tout notre droit est basé sur l’explication, la justification, l’obligation » estime Willy Borsus. « Le code de la route, le chômage, les allocations, la santé, l’environnement. Alors qu’est-ce qui justifie qu’on fasse une exception avec le parcours d’intégration ? Celui-ci est une opportunité, une aide pour ceux qui souhaitent s’intégrer. »

Qui dit obligation, dit évidemment sanctions en corollaire.

Dans le premier décret proposé par les libéraux, elles s’étalaient de 50 à 5 000 euros. le MR les a revues à la baisse.

« Nous proposons des sanctions allant de 100 à 2 500 euros. Ce sera à l’autorité régionale d’évaluer quelle doit être la hauteur de l’amende. Quand on dénigre, qu’on refuse, qu’on combat nos principes fondamentaux, il faut des sanctions dures. Moins s’il s’agit d’un oubli ou d’une négligence. »

Concrètement, les réformateurs veulent que dans les deux mois qui suivent l’arrivée d’un émigrant, celui-ci entame son parcours d’intégration auprès d’ASBL agréées par la Région wallonne (cours sur le contexte social, cours de langue, recherche d’insertion socio-professionnelle). Sans réaction de sa part, une lettre de mise en demeure lui sera envoyée. Il disposera alors d’un délai d’un mois pour activer son parcours. Sinon, ce sera la sanction financière. Qui pourrait être répétée en cas de refus ultérieur de se plier aux exigences du parcours d’intégration.

M. Dum.