Le tir à la carabine, Lionel Cox l’a découvert grâce à son paternel. « Il était tireur amateur et j’ai donc commencé à le suivre avec mon frère. Nous allions tirer au Cercle de tir de Marche-en-Famenne. C’était en 1996, j’avais 15 ans », se remémore l’Amaytois.

Quelques années plus tard, en 2004 pour être précis, Lionel va commencer la compétition. « Je tirais à 300 mètres. Mais en 2007, après les championnats d’Europe à Grenade, on m’a proposé de m’essayer au tir à la carabine à 50 mètres, qui est une discipline olympique (NDLR : le tir à la carabine à 300 mètres n’est plus discipline olympique depuis les Jeux de Munich en 1972.)

S’en est suivie une année durant laquelle Lionel Cox a dû tant et plus prouver qu’il avait le talent requis pour intégrer la cellule sportive de haut niveau mise en place par l’Adeps.

Une cellule qu’il a finalement intégrée dans le courant de l’année 2009. À partir de là, et même s’il n’a pas le statut de professionnel, Lionel Cox a commencé à se voir doter d’un encadrement digne d’un véritable professionnel. « En plus de me fournir du matériel, l’Adeps a mis à ma disposition un préparateur physique, un nutritionniste et un psychologue du sport. »

Un encadrement payant puisque l’Amaytois va multiplier les résultats. Que ce soit à l’échelle internationale, mais surtout à l’échelle nationale. Lionel Cox a en effet décroché, en août dernier, le record de Belgique du tir à la carabine à 300 mètres lors du championnat national à Clermont, en France. « J’ai réalisé un score de 598 sur 600. »

L’Amaytois est surtout, et ce, depuis 2006, champion de Belgique en carabine 300 mètres. Soit six années consécutives au sommet de la discipline. Sans oublier ses performances en carabine 50 mètres. « Je suis champion de Belgique 2 010 et 2 011. »

Malgré ce palmarès impressionnant, Lionel Cox ne manque pas d’ambition. Pour l’Amaytois, il en est sûr, « le meilleur reste en effet à venir. » On lui souhaite…

D. Des.